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C’est un procès hors normes dont le dénouement approche. Après quatre ans et demi de dénégations et quatre semaines de procès, la cour d’assises du Tarn va donner son verdict concernant Cédric Jubillar, le peintre plaquiste de 38 ans jugé pour le meurtre de son épouse, Delphine Jubillar, disparue une nuit de décembre 2020. Les jurés et magistrats vont aujourd’hui devoir faire le tri dans quatre denses semaines d’audiences pour un dossier sans cadavre ni preuve irréfutable.
C’est donc l’intime conviction qui devra les guider quand ils décideront si l’accusé est coupable ou innocent. Les dix jurés se sont retirés ce matin par délibérer. Ils devront répondre à deux questions : « Cédric Jubillar a-t-il, dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, à Cagnac-les-Mines, volontairement donné la mort à Delphine Jubillar, née Aussaguel ? » « A la date suscitée, Cédric Jubillar était-il le conjoint de Delphine Jubillar née Aussaguel ? »
30 ans de réclusion criminelle requis par les avocats généraux
Une dernière question qui revêt son importance : le meurtre sur conjoint étant un facteur aggravant, et pouvant donc avoir une incidence sur le quantum de la peine, en cas de condamnation. Ce matin, la présidente a demandé à l’accusé : « Monsieur Jubillar, avez-vous quelque chose à ajouter à votre défense ? » « Oui. Je tiendrais à dire que je n’ai absolument rien fait à Delphine », a-t-il répondu avant que la cour et les jurés ne se retirent pour délibérer.
Les avocats généraux ont requis trente ans de réclusion criminelle contre l’accusé. Si les dix jurés, parmi lesquels trois magistrats professionnels, prononcent un verdict d’acquittement, alors Cédric Jubillar serait immédiatement libéré. La veille, l’avocate de la défense, Emmanuelle Franck, s’était livrée à une démolition en règle des indices présentés par l’accusation en discréditant tour à tour plusieurs gendarmes, témoins et experts. Son confrère, Alexandre Martin, a de son côté mis la pression sur le jury, rappelant que le doute devait profiter à l’accusé.
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