« Franchement, elle commence à avoir beaucoup de bracelets » : Rachida Dati dans la tourmente, seul Emmanuel Macron continue de la soutenir

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Le président de la République aurait désigné sa ministre de la Culture, pour mener la liste LR-Renaissance à Paris, aux municipales 2026. Mais de plus en plus de macronistes se désolidarisent et envisagent de voter à gauche.

Pas encore candidate mais déjà contestée, c’est le statut bien particulier de Rachida Dati à Paris. Emmanuel Macron le lui aurait promis : c’est elle qui sera en tête de la liste commune LR-Renaissance aux municipales 2026 dans la capitale. Problème : les élus macronistes parisiens sont de plus en plus nombreux à critiquer le choix de l’Élysée.

« Dati, ça va être un problème pour nous »

L’un d’eux nous confiait récemment : « Dati, ça va être un problème pour nous, car elle dit des choses qui heurtent nos électeurs. Elle veut rouvrir les voies sur berge, par exemple », ces voies rapides qui longent la Seine et ont été piétonnisées par Anne Hidalgo en 2016.

Et un autre de déplorer : « Franchement, elle commence à avoir beaucoup de bracelets. Entre ceux de Dior et les bracelets électroniques, c’est trop. » Certes, la ministre n’est pas condamnée, mais seulement mise en examen pour corruption passive dans le cadre de l’affaire Carlos Ghosn.

Mais dernièrement, le magazine télé Complément d’enquête, sur France 2, a révélé qu’elle aurait aussi perçu 299 000 euros d’honoraires de GDF Suez quand elle était députée européenne, sans en déclarer la provenance au Parlement européen.

L’affaire Patrick Cohen

Interrogée mercredi sur le sujet dans le cadre de l’émission C à vous sur France 5, Rachida Dati s’en est prise au journaliste Patrick Cohen, l’accusant d’avoir harcelé ses collaborateurs à l’époque où il dirigeait la matinale de France Inter. La séquence a fait le tour des réseaux sociaux, provoquant des réactions contrastées.

Pour les uns, il est toujours bon de taper sur les journalistes, et Rachida Dati a gagné quelques points de popularité, mais pas forcément là où il le faudrait. Car pour les autres, et notamment les habitants de la capitale où les professions intellectuelles sont surreprésentées, attaquer les journalistes – en particulier Patrick Cohen, figure médiatique respectée – peut être considéré comme une grave maladresse.

Pas en adéquation avec la sociologie parisienne

« De toute manière, toutes ses positions sont orthogonales avec la sociologie parisienne. On peut peut-être surperformer dans le 7e ou dans quelques quartiers du 15e, mais ailleurs on va perdre », confiait cette semaine un député attaliste. Au sein du groupe Ensemble pour la République, ils sont même quelques-uns à se demander s’ils ne vont pas voter à gauche.

« Je vais finir par me ranger derrière Emmanuel Grégoire. En plus, cela créera les conditions pour discuter en vue de la présidentielle et des législatives », nous avouait le même, qui a milité quelque temps au PS. Un autre député, lui issu de l’aile droite de la macronie, tenait la veille les mêmes propos. Il ajoutait : « En plus, je parle souvent à Grégoire dans l’hémicycle, c’est quelqu’un de très sympa. »

Des EPR prêts à voter PS

Emmanuel Grégoire est l’ancien adjoint d’Anne Hidalgo. Fâché avec la maire de Paris, il a été élu député socialiste en 2024 et a d’ores et déjà annoncé sa candidature, l’an prochain, aux municipales.

Il a pour l’instant deux concurrents sérieux : Rémi Féraud, le dauphin d’Anne Hidalgo, et Pierre-Yves Bournazel, candidat Horizons. Ce dernier n’a pas le soutien des macronistes, qui ne veulent pas offrir Paris à Édouard Philippe. Mais si Rachida Dati ne fait pas l’unanimité, certains la soutiennent bec et ongles.

« Ça n’est quand même pas si grave des détournements d’argent, il y a pire. Elle n’a pas enlevé des enfants », s’agaçait une jeune macroniste jeudi. Un argument que Rachida Dati pourrait reprendre à son compte tant il lui ressemble.

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