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Mercredi 12 novembre 2025, le Congrès américain a mis fin au shutdown qui paralysait le pays depuis 43 jours. Promulgué par le président Donald Trump, ce vote, obtenu après de longues négociations entre Républicains et Démocrates, met un terme au blocage qui avait imposé à 750 000 fonctionnaires un chômage technique et fermé de nombreux services de l’administration américaine.
Ce qu’il faut retenir :
Débuté le 1er octobre 2025, le 23e « shutdown » est devenu, avec 43 jours de longévité, la plus longue paralysie budgétaire de l’histoire des États-Unis
Ce blocage a impacté le fonctionnement du pays, mettant au chômage technique près de 750 000 fonctionnaires non-essentiels et entraînant la fermeture de parcs nationaux et d’agences fédérales.
Le « shutdown » a pris fin le mercredi 12 novembre, à la suite de la promulgation par le président Donald Trump d’un projet de loi temporaire dont le financement court seulement jusqu’au 30 janvier prochain.
À l’issue de 43 jours de débats, les élus du Congrès américain sont parvenus à trouver un accord pour sortir du « shutdown » et ont validé un texte de loi budgétaire pour l’année 2026. Retour sur la plus longue paralysie budgétaire que le pays ait connue.
L’avènement du 23e « shutdown » du pays
Le 1er octobre dernier, les États-Unis annonçaient que leur administration entrait dans une phase de « shutdown », le 23e de leur histoire. La veille, le 30 septembre, le Congrès américain, équivalent de notre Parlement français, ne parvenait pas à se mettre d’accord pour voter le texte de loi budgétaire pour l’année 2026.
Sur la douzaine de lois de finance du texte, certaines sont obligatoires, comme l’encadrement de la sécurité sociale, mais d’autres doivent être validées par un vote, précise France 24.
Malgré une majorité d’élus républicains au Sénat et à la Chambre des représentants, qui constituent le Congrès, le temps de la négociation avec les démocrates a été nécessaire pour l’adoption de plusieurs lois. Et sans surprise, le camp de Donald Trump a allongé les débats pour pousser les républicains à la faute et faire entrer le pays dans une paralysie.
Que se passe-t-il durant un « shutdown » ?
Comme on l’expliquait début octobre, la mise en place du « shutdown » (fermeture en français) impacte directement le fonctionnement des États-Unis. Ainsi, près de 750 000 fonctionnaires non-essentiels (agents du fisc, employés de musée, contrôleurs aériens, militaires, agents de sécurité) ont été mis au chômage technique. Les parcs nationaux ont été fermés, tout comme certaines agences fédérales comme le Tribunal de commerce international des États-Unis, le Conseil de sécurité nationale ou encore le secrétariat à la Défense des États-Unis.
Un blocage du pays qui n’est pas une première pour Donald Trump. En 2018, lors de son premier mandat de président, il avait vécu un shutdown de 35 jours, un record à l’époque. Cette nouvelle paralysie était vue comme positive par le locataire de la Maison Blanche qui espérait profiter de la fermeture des administrations pour accélérer le limogeage de plusieurs milliers de fonctionnaires et ainsi réaliser des économies.
Il déclarait avec enthousiasme le 1er octobre : « Beaucoup de bonnes choses peuvent ressortir des « shutdowns », on peut se débarrasser de beaucoup de choses dont nous ne voulons pas, et ce seraient des choses démocrates. »
43 jours de paralysie
Mercredi 12 novembre, le shutdown a pris fin après 43 jours. Le président américain Donald Trump a promulgué un projet de loi mettant fin à la paralysie environ deux heures après que le Congrès a réussi à se mettre d’accord, souligne Reuters.
Voté à 222 voix contre 209, le texte prévoit le financement temporaire de l’administration fédérale. Ainsi, des milliers de fonctionnaires ont retrouvé leur poste depuis ce jeudi 13 novembre.
La fin du « shutdown » alimente l’espoir d’un retour à la normale rapide de certains services cruciaux, comme le transport aérien, jusqu’alors très perturbé, avec la perspective de la fête de Thanksgiving dans deux semaines, qui donne traditionnellement lieu à de nombreux déplacements.
La reprise des aides alimentaires apportées à des millions de familles américaines pourrait aussi favoriser les achats en vue des fêtes de fin d’année.
Et maintenant ?
Ni les républicains, ni les démocrates ne semblent sortir clairement victorieux. Un sondage Reuters/Ipsos publié mercredi montre que 50 % des Américains interrogés disent blâmer les républicains, tandis que 47 % des sondés rejettent la faute sur les démocrates.
Le retour à la normale aux États-Unis pourrait être de courte durée, puisque le texte voté par le Congrès est temporaire et court seulement jusqu’au 30 janvier prochain, laissant entrevoir l’hypothèse d’un nouveau « shutdown » en début d’année 2026.
Par ailleurs, le Congrès n’a pas débattu de la question de la dette publique américaine estimée à 38 000 milliards de dollars, qui devrait désormais s’alourdir, en l’état du budget fédéral, d’environ 1 800 milliards de dollars par an.
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