[ad_1]
Elles ne sont que 147. C’est le nombre, dérisoire, de femmes marins pêcheurs recensé en 2024 par l’Enim, la Sécu de la branche. Soit 1,46 % des actifs d’un métier qui ne s’accorde pas au féminin. À titre de comparaison, les agricultrices représentaient un tiers de la profession en 2020, d’après le ministère de l’Agriculture. « Tellement de stéréotypes de genre persistent dans le milieu de la pêche, cela ne laisse pas beaucoup d’espace pour l’intégration des femmes », explique Katia Frangoudes, chercheuse et spécialiste du sujet à l’université de Bretagne-Occidentale.
« Il est considéré qu’elles n’ont pas la force physique nécessaire pour être embarquées. Et puis, l’idée selon laquelle elles porteraient malheur à bord persiste », détaille la politiste. « Pas de femmes à bord », Sarah Moulazim, vice-présidente de l’Ufpa Occitanie (Union française des pêcheurs artisans), l’a souvent entendu. « Selon les différentes superstitions, la pêche est mauvaise si du poulet, du lapin ou des femmes sont présents à bord. Nous sommes réduites au rang d’animal », s’indigne-t-elle. Compagne collaboratrice, elle s’occupe du travail à terre : gestion de l’entreprise de pêche, démarches administratives, déclarations sociales, demandes de subvention…
« Les écoles maritimes ne sont pas prêtes à accueillir les filles »
La plupart des femmes dans la filière dépendent de ce statut juridique accordé aux épouses de pêcheurs en 1997. Cette division genrée du travail s’explique par le « processus de masculinisation du travail sur les bateaux et la féminisation du travail dans le secteur de la pêche à terre, (exacerbés par) l’industrialisation de la flotte de pêche », selon un rapport sur les dynamiques de genre dans la pêche en France publié en 2022 par le Transnational Institute (TNI)….
[ad_2]
Source link

