Vote de confiance : Emmanuel Macron à la recherche de l’oiseau rare pour succéder à François Bayrou

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Le Premier ministre poussé à la démission par l’Assemblée nationale, la main revient au Président de la République. Celui-ci devrait chercher à éviter une nouvelle dissolution en trouvant un nouveau chef de gouvernement capable de s’inscrire dans la durée. Mais le casting apparaît complexe.

Et maintenant ? La parenthèse Bayrou refermée, que peut faire Emmanuel Macron, qui se retrouve à nouveau en première ligne et doit désigner – au plus vite – un nouveau Premier ministre ?

Car malgré les appels de certains opposants, RN et LFI en tête, à dissoudre l’Assemblée nationale, il apparaît peu probable que le chef de l’État se risque à donner encore la parole aux électeurs. Si ceux-ci dessinent un hémicycle à nouveau divisé en trois blocs, sans majorité, la seule issue à cette énième impasse serait sa démission. Or, Emmanuel Macron l’a dit : il compte aller au bout de son bail élyséen en 2027. « À moins que, tel Machiavel, il provoque des législatives pour laisser le pouvoir au RN. Mais je ne suis pas sûr qu’il ait envie de rentrer dans l’histoire comme le président ayant cohabité avec Le Pen ou Bardella », pointe un Macroniste de la première heure.

Passer entre les fourches caudines de la censure

Il lui faut donc trouver l’oiseau rare. Le mouton à cinq pattes qui parviendrait à survivre au vote du budget à l’automne. Un casting complexe. Car les chiffres sont implacables : pour passer entre les fourches caudines de la censure, il faut soit réunir le bloc présidentiel et une grande partie de la gauche (sauf LFI), soit aller du PS aux LR en passant encore par les groupes macronistes.

Depuis plusieurs jours, les noms de certains des ministres actuels, au centre de l’échiquier, reviennent donc en force parmi les potentiels Premiers ministres. Certains auraient même réactivé dans le week-end leurs réseaux à gauche, comme s’ils étaient déjà en campagne. Ce serait le cas, selon nos confrères de Politico, du chef des Armées Sébastien Lecornu, le fidèle Macroniste cité à chaque remaniement, ou du ministre de l’Économie Eric Lombard que l’on dit « ami » avec Olivier Faure. Mais nommer l’architecte du désormais ex-budget de François Bayrou pourrait aussi passer pour une provocation.

Or, Boris Vallaud l’a dit à la tribune de l’Assemblée nationale, en ne donnant pas la confiance à François Bayrou, c’est aussi « la politique du Président de la République » que les socialistes ont rejeté, responsables à leurs yeux « de la crise, de la débâcle, des désordres de notre pays ». Peu probable que ceux-ci s’associent à des ministres du bloc présidentiel.

« La situation suppose des compromis »

Nommer un socialiste à Matignon ? Les intéressés se disent « prêts » à prendre le pouvoir. Mais après Boris Vallaud, c’est Laurent Wauquiez qui a fait savoir que Les Républicains, agitant le chiffon rouge Mélenchon, « ne siégeront pas avec des Insoumis ou dans un gouvernement qui appliquerait le programme du Nouveau front populaire, y compris pour un gouvernement socialiste ». Le chef de file LR à l’Assemblée a tout de même consenti que « la situation suppose des compromis ». Autrement dit, une personnalité plus éloignée de LFI pourrait avoir sa chance. On pense à la présidente de Région Occitanie Carole Delga, qui à la tête des Régions de France a l’habitude de travailler avec ses pairs de droite. Ou de l’actuel président de la Cour des comptes Pierre Moscovici qui a pour lui de connaître mieux que quiconque la situation budgétaire.

Emmanuel Macron pourrait aussi chercher à gagner du temps en nommant une personnalité plus consensuelle que les partis seraient tentés de tester, voire d’accompagner. Les noms de Jean-Louis Borloo, Christine Lagarde, Jean Castex, Jean-Yves Le Drian, Laurent Berger ou encore Charles de Courson reviennent souvent. « Ce que l’on sait avec Emmanuel Macron, c’est qu’on ne sait rien. Il décide seul. Et le 10 septembre, selon le niveau de mobilisation, pourrait changer la donne », pose encore ce fidèle qui échange parfois avec lui. Seule certitude alors, en nommant son 7e Premier ministre en huit ans, le Président va égaler le record de François Mitterrand sous la Ve République. Sauf que pour son aîné, ce fut en quatorze ans.

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