Voitures électriques : les constructeurs en embuscade pour forcer Bruxelles à retarder l’interdiction des moteurs thermiques en 2035

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Alors que s’ouvre ce 9 septembre le salon de la mobilité à Munich, les constructeurs automobiles européens montent au créneau contre le calendrier de remplacement du parc automobile par des véhicules électriques. Le cadre fixé par la Commission européenne est pourtant clair : pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2050, les constructeurs ont interdiction de commercialiser des voitures neuves thermiques, y compris les hybrides mixant thermique et électrique, dès 2035.

Mais les industriels du secteur entendent bien négocier pied à pied pour retarder l’application de cette réglementation. Un exemple supplémentaire s’il en fallait de la volonté des entreprises d’imposer leur agenda au pouvoir politique, au nom de leurs intérêts.

Des ventes en hausse mais un objectif 2035 présenté comme « inatteignable »

Pourtant les derniers indicateurs ne sont pas au rouge. Les ventes de voitures électriques progressent. Sur l’année 2025, entre janvier et juillet, plus d’un million a été vendu en Europe. Cela représente un bond d’environ 24 % par rapport à 2024. Selon le Boston consulting group, spécialiste du secteur, les entreprises européennes Volkswagen, puis BMW, Renault, Audi et Skoda sont même passés pour la première fois devant leur concurrent Tesla, pourtant acteur historique du secteur.

Mais tout n’est pas rose arguent les constructeurs. Les volumes de vente restent insuffisants pour être sur une trajectoire qui permettrait d’atteindre 100 % de véhicules produisant zéro émission en 2035. Ce qui fait douter les constructeurs de leur capacité à être prêts à temps.

Mais le souhaitent-ils vraiment ? Ce passage au tout électrique qu’ils devraient opérer ne convient pas à leur stratégie économique. D’ailleurs les entreprises ne s’en cachent pas : pour des raisons de rentabilité, elles ne visent pas cette transition complète dès aujourd’hui et prévoient de sortir de nouveaux modèles hybrides ces prochains mois, comme une Clio de Renault.

Les patrons de différentes entreprises du secteur font depuis quelques jours monter la pression, en amont d’une réunion qu’ils doivent avoir avec la Commission européenne. L’objectif d’un parc 100 % électrique d’ici 2035 est « inatteignable » a ainsi martelé Ola Källenius, patron de Mercedes-Benz et président de l’association des constructeurs européens (ACEA). Un credo repris par la direction de BMW vendredi dernier, et ce 8 septembre dans Les Échos par Antonio Filosa, le nouveau directeur de Stellantis. Tous agitent le spectre du déclin européen face à la concurrence chinoise et américaine et plaident pour un report en 2050 de cette obligation.

Des reculs en série

Les patrons du secteur automobiles ont d’autant plus de raisons d’espérer être entendus que la période est marquée le recul des objectifs environnementaux de l’Union européenne. En mars dernier, la Commission était ainsi revenue sur sa trajectoire de réduction d’émissions de CO2.

Elle avait alors aussi annoncé le remplacement de l’amende prévu contre les constructeurs automobiles en cas d’obligation non remplies par une « dette de CO2 » qui pourra être effacée en 2026 ou en 2027. Autre main tendue : l’adoption d’une « clause de revoyure » du 100 % électrique fixée en 2026, pour apporter, s’il le fallait, des ajustements. Dernier coup de pouce en faveur de la production européenne, à l’été 2024, l’UE avait mis en place des taxes anti-dumping pour freiner la hausse de l’achat des véhicules électrique fabriqués en Chine.

Le gouvernement français n’a pas non plus été en reste de cadeaux pour inciter le secteur automobile à passer au vert. Ce 8 septembre, il a été annoncé le lancement d’ici octobre d’un « bonus » de 1 000 € pour l’achat de véhicules électriques assemblées en Europe et équipées d’une batterie européenne.

Cette prime s’ajoute au « bonus écologique » déjà mis en place le 1er juillet 2025 pour tout achat de véhicule électrique. Résultat, selon certains calculs, les acheteurs pourront recevoir une aide allant de 2 000 à 3 100 euros, sans conditions de revenus.

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