Victoire éclatante pour les grévistes de l’hôpital psychiatrique d’Auch

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Le 3 juin, au terme de vingt-trois jours de grève, les blouses blanches du centre hospitalier spécialisé psychiatrique d’Auch (Gers) ont arraché une grande partie de leurs revendications. Le projet de gel de dix lits cet été, faute de personnel, qui avait mis le feu aux poudres, a ainsi été balayé. L’agence régionale de santé s’est aussi engagée à faire le maximum pour trouver des psychiatres dans les structures alentour pour assurer les dix jours de pénurie de garde estivale. Sept psychologues vont également être stagiairisés (en vue de titularisation) alors qu’ils étaient en CDD.

Au total, une trentaine de recrutements ou de redéploiements sont prévus. Pour obtenir cette victoire, des dizaines de soignants se sont succédé pour tenir le piquet 24 heures sur 24 devant l’entrée. Avec une banderole : « 2025, année de la santé mentale, ça commence quand ? »

Certains, comme Annabelle Skowronek, infirmière et élue CGT au CSE, ont enchaîné les nuits dans le camping-car ou la tente. « On est super-satisfaits du résultat mais on a dû déployer une énergie folle juste pour se faire entendre et avoir la garantie de conditions de travail à peu près normales ! » précise la syndicaliste.

La première semaine de mobilisation, les soignants déguisés en clowns avaient déposé des matelas dans la salle de négociation, symbolisant le nombre de lits menacés. Mais c’est la venue du directeur de l’Agence régionale de santé (ARS) Occitanie, le 3 juin, suivie de l’envahissement du Conseil de surveillance par 120 blouses blanches qui a fait pencher la balance avec la signature d’un protocole d’accord de fin de conflit dans la foulée.

Car l’enjeu sanitaire est vital dans ce grand département rural du Gers où l’hôpital est la seule structure psychiatrique publique. “S’il y a un manque de psychiatres à cause du numerus clausus, les médecins ne veulent pas non plus venir dans une structure où les équipes paramédicales ne sont pas au complet. Pourtant, ce n’est pas faute de recevoir des CV, notamment de psychologues”, précise Céline Bregler, infirmière et déléguée syndicale CGT.

Si la structure compte 180 lits aujourd’hui, 40 ont fermé ces six dernières années. Dans un contexte de besoins croissants en soins psychiques, selon la CGT, la clinique privée psychiatrique de la ville a vu, elle, sa capacité d’accueil augmenter. “Certains patients ont des vulnérabilités psychiques et financières, et peuvent, faute de place, finir dans la rue, explique Céline Bregler. Sans mutuelle, ils n’ont pas d’autres choix que d’aller dans le public. Donc on va continuer de se battre pour l’accès aux soins.”

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