[ad_1]
Le nombre de fumeurs quotidiens a baissé de quatre millions en dix ans, selon le baromètre de Santé Publique France. L’établissement public a publié, mercredi 15 octobre, les premiers résultats de l’année 2024. Après une stagnation observée pendant la pandémie du Covid-19, le sondage met en avant une forte baisse depuis 2021. 18 % des 18 – 75 ans déclarent fumer quotidiennement, contre 25 % en 2021.
Ces dernières années, l’évolution se remarquait surtout chez les adolescents : 15,6 % en 2022 contre 25,1 % en 2017 des moins de 17 ans se disaient consommateurs réguliers.
Moins de fumeurs en France, mais les inégalités persistent
Cette année, cette baisse est également observée chez les jeunes adultes, entre 18 et 29 ans. 18 % de fumeurs quotidiens en 2024, contre 29 % en 2021. Les résultats sont en phase avec le taux de livraisons de tabac aux buralistes, qui a reculé de 24 % entre 2021 et 2024. Dans le même temps, les ventes de traitements d’aide au sevrage tabagique ont progressé de 29 % depuis 2021.
Pour la dixième année, Santé Publique France lance le Mois sans tabac, à partir du 1er novembre. Porté avec le ministère de la Santé et de l’accès aux soins et en partenariat avec l’Assurance Maladie, il consiste à pousser les fumeurs à arrêter pendant 30 jours.
« Chaque année, on a 1,4 million d’inscriptions en ligne et on estime à deux fois plus les personnes qui ont fait des tentatives d’arrêt liées à ce mois sans tabac », précise Caroline Semaille, directrice générale de Santé Publique France.
La baisse du taux de consommateurs ne masque pas pour autant les inégalités sociales et territoriales. Le nombre de fumeurs réguliers chez les personnes en situation de précarité est plus élevé que chez les catégories les plus favorisées.
Les jeunes cadres arrêtent plus que les jeunes précaires
« Le nombre de fumeurs est trois fois plus élevé parmi ceux qui perçoivent leur situation comme étant difficile, de 30 % contre 10 %. 25 % de fumeurs quotidiens sont des ouvriers, seulement 12 % sont des cadres », déplore Viet Nguyen-Thanh, responsable de l’Unité Addictions.
L’agence nationale de santé publique remarque également des tentatives d’arrêt plus fréquentes chez les catégories favorisées, notamment chez les cadres et les jeunes diplômés.
Des régions sont également plus marquées par le tabagisme, notamment le Grand-Est et l’Occitanie, en lien avec les prix en baisse dans les pays voisins, notamment l’Espagne et la Belgique. Les régions plus favorisées affichent un taux en baisse, à l’image de l’Île-de-France et l’Auvergne Rhône-Alpes.
« La baisse du tabagisme confirme l’efficacité des politiques de lutte contre le tabac menées depuis plusieurs années. Les fortes inégalités sociales de consommation appellent toutefois à poursuivre et à renforcer nos actions, afin que les bénéfices de cette tendance profitent à l’ensemble de la population », poursuit Caroline Semaille.
Des programmes nationaux de lutte contre le tabagisme sont mis en place depuis 2023, avec pour objectif une première génération d’adultes non-fumeurs à horizon 2032.
La science et la conscience
Nous avons besoin de vous pour porter dans le débat public la voix d’un média libre, qui porte haut les combats du monde de la recherche, partage ses découvertes.
Ainsi, l’Humanité Magazine est partenaire de l’Académie des sciences depuis 2015 pour révéler chaque mois le meilleur de la recherche scientifique.
Sur Humanité.fr, dans l’Humanité magazine et chaque mardi dans l’Humanité, retrouvez l’actualité scientifique décryptée par nos journalistes spécialisés.
Aidez-nous à alimenter la réflexion sur les enjeux éthiques, politiques et sociétaux qui accompagnent le progrès scientifique.Je veux en savoir plus !
[ad_2]
Source link

