Suspicion d’emplois fictifs : au Canard Enchainé, les deux ex-dirigeants, un ancien dessinateur et sa compagne relaxés

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Le scandale qui avait bouleversé le Canard Enchainé a eu un dénouement heureux pour les quatre anciens du journal mis en cause. Michel Gaillard, président du Canard de 1992 à juillet 2023, Nicolas Brimo, qui lui a succédé, l’ancien dessinateur André Escaro et sa compagne Edith Venderdaele ont été relaxés par la justice ce vendredi 17 octobre. Ils étaient jugés pour soupçons d’emploi fictif concernant Edith Venderdaele.

Employée comme journaliste pendant 25 ans, elle était la « souffleuse d’idées » de son compagnon selon la défense, un travail qui lui a valu d’être rémunérée à hauteur d’1,5 million d’euros entre 2010 et 2022, selon une estimation.

Le tribunal a considéré que les déclarations faites au cours de l’enquête et pendant le procès ne permettaient pas de caractériser le fait que la rémunération d’Edith Vandendaele, « serait dénuée de toute contrepartie ». « Une chose et son contraire ont été soutenus à l’audience », et « ces déclarations laissent toute liberté à l’interprétation », a expliqué la présidente en lisant le jugement. Le parquet avait requis en juillet, lors du procès, un an de prison avec sursis et des amendes de 100 000 à 150 000 euros.

Une journaliste jamais vue à la rédaction

Le scandale avait éclaté suite aux révélations de Christophe Nobili, journaliste à l’hebdomadaire. Les investigations avaient montré que personne ne l’avait jamais vue à la rédaction. Le tribunal a rejeté cet argument, considérant que c’était le cas d’autres collaborateurs du journal.

Les prévenus ont finalement été relaxés d’abus de biens sociaux ou recel de ce délit, déclaration frauduleuse pour obtenir une carte de presse, faux et usage de faux et déclaration frauduleuse à un organisme social.

« Il y a un biais dans le raisonnement qui doit être dénoncé », a déclaré à l’AFP Me Pierre-Olivier Lambert, avocat de Christophe Nobili et de six autres actionnaires minoritaires qui se sont constitués partie civile. « Le dossier doit se poursuivre en cour d’appel », a-t-il espéré.

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