“Si nos oppositions veulent censurer, elles censureront” : Sébastien Lecornu toujours sous pression avant une semaine encore décisive

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Sébastien Lecornu a reconnu samedi qu’un rejet du budget reste possible « à tout moment », défendant une « stratégie des petits pas » face aux risques de censure. Le Premier ministre a écarté tout « deal » avec le Parti socialiste et acté la fin du débat sur la taxe Zucman, tout en se disant prêt à des compromis sur les retraites et les minimas sociaux.

“On peut chuter à n’importe quel moment” sur le budget, a reconnu samedi 1er novembre le Premier ministre Sébastien Lecornu auprès de plusieurs médias, assurant mener une “stratégie des petits pas” pour résister à la censure.

“C’est une course d’endurance très incertaine où on peut chuter à n’importe quel moment”, a-t-il affirmé au quotidien Le Parisien. “Si nos oppositions veulent censurer, elles censureront. Je suis très lucide. Cela peut dérailler dix fois. Mais si ceux qui veulent vraiment que cela fonctionne pour le pays jouent le jeu, on va y arriver”, dit-il aussi à La Tribune Dimanche.

Zucman, un débat “derrière nous”

Auprès de ce journal, le chef du gouvernement a par ailleurs indiqué que le débat sur la taxe Zucman sur les hauts patrimoines, rejetée par les députés, “est derrière nous”. “C’est maintenant un débat pour la prochaine présidentielle.”

Il a indiqué que la “seconde lecture” du budget à l’Assemblée nationale serait “le moment de vérité”, alors que les députés s’apprêtent à mettre entre parenthèses l’examen du budget de l’État mardi, pour s’atteler au budget de la Sécurité sociale, où figurent également de nombreuses mesures irritantes pour les oppositions.

Les deux textes budgétaires, une fois passés par l’Assemblée nationale, iront ensuite au Sénat, puis reviendront devant les députés à l’issue d’une commission mixte paritaire (CMP) réunissant des parlementaires des deux chambres. La discussion budgétaire va s’étirer jusqu’à la mi-décembre au moins, sauf si une censure est votée avant.

Avec le PS “il n’y a pas de deal et il n’y en aura pas”

Le Premier ministre nie avoir négocié un accord global avec les socialistes, parti-clé pour la survie du gouvernement.

“Il n’y a pas de deal et il n’y en aura pas jusqu’au bout, martèle-t-il. Le PS, qui ne souhaite pas jouer à la politique du pire, peut désormais défendre des avancées concrètes auprès de nos concitoyens”, affirme Sébastien Lecornu au Parisien. “Certains membres du PS ont parfois du mal à faire vivre les avancées obtenues durablement”, tacle-t-il auprès de La Tribune dimanche.

Le chef du gouvernement a lâché du lest vendredi en se disant prêt à soutenir la réindexation des pensions de retraite et des minimas sociaux, ainsi que la hausse de la CSG sur le patrimoine, trois mesures déjà votées en commission à l’Assemblée nationale sur le budget de la Sécu.

“À la fin, ce sera un budget de transition. Sans majorité absolue, je suis prêt à accepter une stratégie des petits pas”, a-t-il dit au Parisien.

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