Montpellier (Hérault), envoyée spéciale.
« Une association qui défend le droit des chômeurs qui se met à licencier, personnellement, cela me gêne énormément », grince Jean-Guy Talamoni en fixant la table devant lui. À 69 ans, ce retraité qui a travaillé trente ans à la Mutualité fonction publique intervient depuis une dizaine d’années à la Maison des chômeurs et citoyens solidaires de Montpellier.
Cette dernière est gérée par l’association Créer (Comité pour une répartition équitable de l’emploi et des revenus), dont il est également le président. Installée dans le centre-ville, à quelques mètres de la gare Saint-Roch, la structure accueille du lundi au jeudi, de 9 heures à 17 heures, sans rendez-vous, des personnes sans emploi et des travailleurs précaires.
Défense des droits, aide juridique, accès au logement, ateliers CV ou lettre de motivation, l’organisme propose des services variés. « L’objectif est de rendre l’usager autonome. Nous l’aidons mais nous ne faisons rien…