Sécurité sociale : « coût du travail », compétitivité des entreprises… le refrain sans fin du patronat pour démanteler notre modèle social

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L’attaque n’est jamais frontale. Si les défenseurs d’une économie libérale veulent réformer la Sécurité sociale, ce n’est pas officiellement pour démanteler ce système de protection unique hérité du Conseil national de la Résistance. Ce n’est pas non plus pour mettre fin à cette « expérience pratique du communisme » comme le dit Fabien Roussel, secrétaire national du PCF.

Ce serait au contraire pour la sauver du péril. Ainsi Patrick Martin, le président du Medef, appelait début 2025 à ne pas se contenter de la réforme des retraites et à « se saisir de l’occasion de ces négociations pour reposer fondamentalement le sujet du financement de la protection sociale. Nos régimes sociaux sont à bout de souffle, tout le monde le sait, beaucoup n’osent pas le dire ». Cette approche à pas feutrés s’explique par la popularité de l’institution : selon un récent sondage, 91 % des Français sont attachés à la Sécu et 84 % craignent pour sa survie.

Dans ce contexte « l’agenda de réforme est toujours présenté comme un moyen de la sauver, même si in fine il aboutit à une réduction des droits », explique l’historien Léo Rosell. Seule exception, Denis Kessler, qui après avoir quitté la présidence du Medef écrira sans fausse pudeur dans le magazine Challenge : « La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! »….

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