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Dimanche matin à l’Agora, il y a école. Après le premier débat de la journée sur les rythmes scolaires, on enchaîne sur la dictée géante, proposée par l’écrivain et journaliste Rachid Santaki. La classe est surchargée : quelques chanceux ont pu s’attribuer les rares tables, les autres écriront sur leurs genoux, voire assis par terre.
Heureusement, l’organisation a tout prévu puisque, outre des stylos et des feuilles, les participants se voient proposer des planchettes comme support d’écriture. Fête de l’Humanité oblige, le texte, sur le thème de la paix, est signé Jean Jaurès.
Sur plusieurs centaines, seulement neuf participants à zéro faute
Dans le public, tous les âges, toutes les couleurs… et tous les rires, car si, dans un monde numérique, l’exercice doit permettre « de garder un rapport aux mots et une curiosité », explique Rachid Santaki, il doit avant tout demeurer « un moment ludique ».
Il n’empêche : quand la dictée commence, grands et petits se penchent sur leur feuille, dans un silence très inhabituel à la Fête de l’Huma. « Le courage, ce n’est pas de laisser aux mains de la force la solution de conflits que la raison peut résoudre » : l’acteur Olivier Rabourdin, qui confie son « plaisir de faire quelque chose pour le journal », est mis à contribution pour lire les mots de Jaurès – avec la ponctuation, s’il vous plaît.
À main levée, tout le monde trouve le texte « facile » et quand tombe l’incontournable point final, c’est un tonnerre d’applaudissements. Mais Rachid Santaki, taquin, a ajouté trois mots pièges en cadeau… empoisonné.
Sur les centaines de présents, ils ne seront finalement que neuf à avoir correctement orthographié les rhodophycées (ce sont des algues), le thuriféraire et l’adjectif dithyrambique. Et on a vérifié : personne n’a triché en consultant discrètement son smartphone.
Venu de Châteauroux, Bernard était persuadé d’avoir zéro faute… mais il pensait que les trois mots pièges ne comptaient pas. Lilou, elle, a trouvé le moment « marrant et participatif ». Quant à Fanny, elle avoue trois fautes et elle en rit d’autant plus qu’elle est… professeure des écoles.
Oui, on s’en doute : vous en avez assez
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