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« Tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits », c’est ce qu’affirme la Déclaration des droits de l’homme de 1789. Même si les femmes en ont été longtemps exclues, elle a constitué le socle à partir duquel s’est, malgré de nombreuses vicissitudes, construite la République française. Dans une période plus contemporaine est apparue la notion d’« égalité des chances ». Elle est ambivalente.
D’un côté, elle reflète un renoncement à réaliser l’égalité réelle. De l’autre, elle est censée responsabiliser les pouvoirs publics afin qu’ils créent les conditions pour que l’égalité réelle soit possible ou qu’on s’en approche. Mais elle a aussi pour corollaire de faire reposer la réalisation ou non de l’objectif davantage sur les individus que sur les conditions sociales, économiques, territoriales, culturelles dans lesquelles chacune et chacun grandit et agit.
Cette problématique est sous-tendue dans le rapport annuel sur l’état de la France que vient d’adopter le Cese. Intitulé « Égalité des chances, mythe ou réalité ? » il a été présenté par Fabienne Rouchy, secrétaire confédérale de la CGT. Elle constate : « Le déterminisme social est encore très puissant en France », ce que démontrent à la fois le rapport et l’enquête d’opinion qui l’accompagne.
On y apprend que 2 Français sur 3 disent avoir eux-mêmes été confrontés à une situation d’inégalité et que 8 sur 10 souhaitent des politiques qui y mettent un terme. Mais ils et elles constatent l’incapacité des politiques publiques à y parvenir. Le fossé se creuse entre la nécessité d’ambitions de long terme, dotées de moyens correspondants, et des politiques de plus en plus à courte vue, austéritaires, qui détruisent la capacité de la nation à se projeter dans un avenir meilleur.
D’où l’importance des préconisations avancées par le rapport autour de cinq grands thèmes : tout d’abord, une nécessaire progressivité de la fiscalité du patrimoine. Le rapport remarque que 10 % des ménages les plus aisés possèdent 60 % du patrimoine national. Il n’y a plus de mobilité sociale, toutes les inégalités sociales, éducatives et géographiques se cumulent : il faut au moins six générations pour sortir de la pauvreté et celle-ci ne cesse de gagner du terrain.
Une deuxième série de préconisations tient à l’éducation. 10 % de chaque classe d’âge sortent de l’école sans aucun diplôme, proportion cinq fois plus élevée chez les enfants d’ouvriers que chez les cadres, alors même que les diplômes occupent une place de plus en plus importante dans les parcours de vie.
Le troisième thème est celui des inégalités pour accéder à l’emploi : le nord et l’est de la France cumulent 78 % des pertes d’emplois industriels recensés en France. Tout l’écosystème s’en ressent. Enfin, concernant la transition énergétique le rapport note que 12 millions de personnes sont en précarité énergétique. Le dernier thème concerne les inégalités territoriales et d’accès aux services publics.
Les préconisations du rapport dessinent les axes de ce qui pourrait être une politique ambitieuse pour la France. Parce que la composition du Cese reflète ce qu’on appelle la société civile organisée : syndicats de salarié·es et d’employeurs, associations, mutuelles, etc., ses préconisations devraient être prises très au sérieux par les pouvoirs publics. Elles pourraient constituer une feuille de route pour sortir notre pays des crises multiples dans lesquelles il s’enfonce. Hélas !, il ne semble pas qu’on en prenne le chemin.
Aux côtés de celles et ceux qui luttent !
L’urgence sociale, c’est chaque jour la priorité de l’Humanité.
En exposant la violence patronale.
En montrant ce que vivent celles et ceux qui travaillent et ceux qui aspirent à le faire.
En donnant des clés de compréhension et des outils aux salarié.es pour se défendre contre les politiques ultralibérales qui dégradent leur qualité de vie.
Vous connaissez d’autres médias qui font ça ? Je veux en savoir plus !
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