[ad_1]
Vanessa Langard a perdu la vue de son oeil gauche suite à un tir de LBD lors de la mobilisation des Gilets jaunes. Sophie a été perquisitionnée après avoir participé au même mouvement avec son ex-conjoint. Le fils de Christian, Cédric, a été tué par asphyxie au cours d’un contrôle de police.
Peu de temps après avoir porté plainte ou après une prise de parole dans les médias, tous ont rencontré des problèmes administratifs avec la Caisse d’Allocations Familiales (CAF), France Travail ou le Fisc : contrôles fiscaux, rappels d’aides sociales avec parfois des sommes faramineuses à rembourser… Et s’il y avait un lien avec leur militantisme ? Pour la chaîne YouTube du « Média », les journalistes indépendantes Lydia Menez (rédactrice) et Sarah Duhieu (JRI) enquêtent.
Cette méthode obscure est utilisée depuis plusieurs années par l’État français pour cibler des militants, souvent précaires. Vanessa Langard doit 7 384 euros, pour rembourser le RSA auquel elle avait pourtant droit. De son côté, Christian subit un redressement de 417 000 euros par l’administration fiscale. « Ils m’ont reproché de ne pas justifier les facturations de mon entreprise familiale. Or, j’ai tous les documents pour le prouver », gronde-t-il.
La CAF assume
Certains militants désespèrent, ils sont épuisés de payer. D’autres finissent par renoncer à leurs engagements syndicaux et politiques. Pour Vanessa Codaccioni, professeure de sciences politiques, il y a une volonté de les anéantir psychologiquement en touchant aux finances. « C’est une nouvelle forme de répression extrêmement importante et peu visible », affirme-t-elle dans la vidéo.
Comment l’État se débrouille pour accéder aux informations administratives ? L’histoire est déroutante. En 2019, un système est mis en place via la lutte contre l’islamisme et le repli communautaire (CLIR). Les préfets, la gendarmerie, la police, l’éducation, la CAF, les impôts, France travail… Tous les services départementaux sont réunis pour échanger des informations sur des structures ou individus suspectés de séparatisme. Et lorsque les enquêteurs du CLIR n’ont pas assez d’informations pour justifier une procédure judiciaire, ils s’attaquent aux infractions annexes pour affaiblir leurs cibles malgré tout. Une manière détournée d’agir. Pour des écoles, commerces ou associations par exemple, tout peut y passer : « Papiers d’identité, diplômes, sécurité incendie, hygiène et même la validité des vaccins des salariés », égrènent les journalistes. Les militants qui s’attaquent au pouvoir subissent la même procédure.
La CAF assume. Elle explique que « l’échange d’informations entre les différents partenaires des services publics de l’État (lui) permet de réintégrer des revenus identifiés issus d’activités illicites pour calculer le montant des prestations effectivement dues sur les périodes considérées. » Or, ce n’est pas son rôle.
Les obstacles aux libertés fondamentales se multiplient, surtout depuis l’élection d’Emmanuel Macron. L’antifascisme, la lutte contre le racisme, le soutien à la Palestine sont les activités le plus largement soupçonnées… Sans oublier l’écologie, bizarrement grande absente de la vidéo.
Répression administrative : quand la CAF et le Fisc traquent les militant.e.s. « Le Média », Youtube
Avant de partir, une dernière chose…
Contrairement à 90% des médias français aujourd’hui, l’Humanité ne dépend ni de grands groupes ni de milliardaires. Cela signifie que :
nous vous apportons des informations impartiales, sans compromis. Mais aussi que
nous n’avons pas les moyens financiers dont bénéficient les autres médias.
L’information indépendante et de qualité a un coût. Payez-le.Je veux en savoir plus
[ad_2]
Source link

