Présidentielle 2027 : « Un acte d’amour pour la France », Marine Tondelier, cheffe des Écologistes, annonce officiellement sa candidature

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Marine Tondelier, cheffe des Écologistes, a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle de 2027 dans un entretien au Nouvel Obs. Elle sera officiellement investie début décembre et participera à une primaire de la gauche.

Ce qu’il faut retenir

Marine Tondelier, 39 ans, cheffe des Écologistes, annonce sa candidature à la présidentielle de 2027, portée par l’idée d’une union de la gauche et persuadée d’un fort soutien populaire à l’écologie.

Elle devra d’abord être investie par son parti début décembre, avant de passer par une primaire de la gauche, à laquelle Mélenchon et Glucksmann refusent pour l’instant de participer.

Élue d’Hénin-Beaumont, elle assume un combat contre l’extrême droite et prône une écologie « empathique » ; ses soutiens saluent son rôle de relance du parti malgré des critiques internes.

La secrétaire nationale des Écologistes Marine Tondelier, qui porte en étendard l’union de la gauche pour la présidentielle de 2027, a annoncé mercredi qu’elle se lancerait dans la course à l’Élysée, persuadée que « le soutien populaire » aux solutions écologistes est « massif » et que son camp peut l’emporter.

« Je viens d’un territoire où on ne baisse pas la tête. Aujourd’hui, c’est celle de tout un pays que je veux aider à relever », a affirmé la cheffe écologiste à la célèbre veste verte, dans un entretien au Nouvel Obs, décrivant sa candidature comme « un acte d’amour pour la France ».

Sa candidature doit d’abord franchir l’étape de décembre la désignation interne de son parti début, mais sa nomination fait peu de doute, tant l’élue d’Hénin-Baumont (Pas-de-Calais) s’est imposée médiatiquement. La clôture des candidatures internes est prévue dimanche et le vote des militants du 5 au 8 décembre.

Persuadée d’une primaire

Mme Tondelier, âgée de 39 ans, devra ensuite passer par les fourches caudines de la primaire de la gauche et des Écologistes, dont les modalités seront dévoilées en fin d’année. « Je suis candidate à la présidentielle » mais « je n’ai jamais cru à l’homme ou à la femme providentiels. Je crois aux alliances », précise celle qui a pris la tête des Écologistes en décembre 2022.

Marine Tondelier se dit persuadée que la primaire aura bien lieu, même si le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon et le dirigeant de Place Publique Raphaël Glucksmann, les deux responsables de gauche les mieux placés dans les sondages, refusant pour l’instant d’y participer.

Elle a d’ailleurs proposé aux deux hommes un débat sur le sujet. « Je préfère en débattre avec eux maintenant que quand il sera trop tard et qu’ils se renverront la responsabilité de l’échec au visage », dit-elle.

Dans la primaire, elle devra affronter les deux députés ex-LFI François Ruffin et Clémentine Autain, qui ont déjà fait acte de candidature, et certainement un candidat socialiste, peut-être le Premier secrétaire du parti, Olivier Faure, dont elle est proche.

« Pas emmerder le monde »

« Il y aura bientôt plus de candidats à la primaire que de votants », a ironisé un cadre insoumis auprès de l’AFP. Marine Tondelier a envoyé mercredi un courrier aux militants écologistes, disant croire « fermement être en capacité de l’emporter » dans cette primaire.

« Je ne fonce pas tête baissée dans cette aventure sans avoir réfléchi à tout ce que cela implique. Je m’y suis énormément préparé », ajoute-t-elle. Mais elle dit refuser « de jouer avec les codes d’un monde politique qui s’effondre » et préférer aux « Mozart de la finance » les « Mozart de l’empathie ».

Marine Tondelier a émergé médiatiquement le 1er juillet 2024 sur France Inter, voix cassée par l’émotion, pour dénoncer « le comportement de lâche et de privilégié » du ministre de l’Économie Bruno Le Maire, qui s’opposait au désistement républicain pour un candidat LFI face au RN, lors des législatives anticipées.

« C’est la bonne personne »

Car l’écologiste s’est forgée politiquement en combattant l’extrême droite dans un des fiefs du Rassemblement national, Hénin-Beaumont, où elle habite toujours. Sa candidature était un secret de polichinelle : l’élue avait sorti début octobre un livre « Demain si tout va bien » (Albin Michel) laissant peu de doute sur ses ambitions.

Alors que l’élection présidentielle n’a jamais souri à un candidat écologiste, Mme Tondelier affirme que son parti « en a tiré les leçons en se transformant du sol au plafond ». Et elle invite sa famille politique à repenser « nos méthodes, nos réflexes. Nos certitudes parfois trop vite dégainées, nos indignations légitimes mais pas toujours traduites en récits mobilisateurs ».

Son écologie, dit-elle, « c’est une écologie qui tend la main, pas qui pointe du doigt. On ne veut pas emmerder le monde, on veut le sauver ». Ses opposants internes lui reprochent d’avoir « verrouillé » le parti, et émettent des réserves sur ses compétences sur la scène internationale. Mais tous admettent qu’elle a redonné de la visibilité à un parti en perte de vitesse. « C’est la bonne personne, elle incarne le renouvellement et une écologie populaire », défend David Belliard, candidat écologiste à la mairie de Paris.

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