Pouvoir d’achat : « Les services de base essentiels ne devraient pas être soumis à la voracité des actionnaires », analyse Pierre Khalfa

[ad_1]

La question de la crise du pouvoir d’achat est devenue centrale dans le débat public. Comment l’expliquez-vous ?

Au milieu des années 1980, sur la base de défaites ouvrières considérables, se met en place un nouveau mode de gestion des entreprises dont l’objectif est la création de valeur pour l’actionnaire, valorisation continue du cours de l’action en Bourse et augmentation des dividendes. Il s’ensuit une baisse importante de la part de la richesse produite revenant aux salariés. Cette envolée des profits non réinvestis, en permettant de dégager des liquidités très importantes, a nourri la financiarisation de l’économie, qui s’est développée avec la déréglementation des marchés financiers.

Cela a entraîné une stagnation des salaires, voire dans certains pays leur recul. Mais cela a fait resurgir un vieux problème vu en leur temps par Marx et Keynes. Le salaire est un coût pour…

[ad_2]

Source link

Par