« Personne n’est au-dessus des lois, personne n’est en dessous » : plaintes contre le maire du Gard, les gendarmes mènent l’enquête

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Le comportement de Ghislain Chassary, élu gardois, premier magistrat de Rousson, vice-président d’Alès Agglomération et conseiller départemental, est dénoncé. Et Abdelkrim Grini, le procureur de la République de la capitale des Cévennes, a été saisi.

Le quotidien n’est visiblement pas tout rose à Rousson, une commune d’environ 4 500 âmes située au nord d’Alès, où le comportement du maire, Ghislain Chassary, âgé de 51 ans et en poste depuis 2014, fait, semble-t-il, l’objet de critiques. Sous couvert d’anonymat, un message a notamment été diffusé sur les réseaux sociaux, dénonçant de soi-disant « humiliations », « menaces » ou « pressions ».

« Je ne sais rien du tout », déclare le premier magistrat

Contacté, le premier magistrat communiste, également vice-président d’Alès Agglomération et conseiller départemental, assure n’être « pas du tout au courant » de cette affaire, avant de concéder qu’il a effectivement « vu ça sur les réseaux sociaux ». Pour autant, il dit n’avoir pas d’informations : « Je ne sais rien du tout. » Et d’enchaîner sur le fait que « des messages, des insultes, nous les élus, vous le savez, on en reçoit des quantités astronomiques. » Alors que les prochaines élections municipales arrivent dans six mois, Ghislain Chassary pense que « la période doit être propice ». Alors, cabale de mécontents, d’opposants ? « Je ne sais pas du tout. Je ne sais pas qui c’est », répond-il. « Et je vais vous dire… » Il n’en dit pas plus, arrêtant sa phrase dans un soupir.

Des signalements auprès du parquet d’Alès

En tout cas, plusieurs plaintes auraient été déposées contre l’édile roussonnais, voire deux signalements auprès du parquet d’Alès. « Je confirme avoir été destinataire de plusieurs plaintes contre le maire », déclare Abdelkrim Grini, le procureur de la République, avant d’ajouter que « deux procédures sont en cours ». Les accusations portent, est-il confirmé, sur de supposés « harcèlement » et « propos à caractère sexuel ». Le représentant du ministère public précise d’ailleurs que la brigade de recherches (BR) de la gendarmerie d’Alès se charge de ce dossier : « J’ai été saisi et j’ai immédiatement diligenté des enquêtes. » De cette procédure, l’élu local dit ne pas en avoir eu connaissance, et qu’il n’a pas été entendu par les forces de l’ordre. Ce qui est la réalité, indique Abdelkrim Grini, avant de préciser qu’ »il le sera in fine ».

Le maire de Rousson est dans l’attente « de voir la suite »

Pour sa part, Ghislain Chassary n’apporte pas plus d’importance que cela à cette situation, n’a pas déposé plainte, ni fait appel à un conseil juridique : « J’attends de voir la suite. On verra bien… » Dans la foulée, il s’étonne que l’on « fasse une montagne de ce genre de choses » avant de balancer, à nouveau : « Si vous voulez la liste de lettres anonymes que reçoivent les élus… »

« Je ne privilégie personne ; je ne protège personne »

Pour sa part, le procureur de la République se montre très clair. Qu’il ait face à lui un élu ou un simple quidam, il martèle : « Je ne privilégie personne ; je ne protège personne. Toutes les mesures qui doivent être apportées à ces enquêtes le sont. Nous travaillons avec les gendarmes pour que la lumière soit faite sur cette affaire. » Il conclut en rappelant que « personne n’est au-dessus des lois, personne n’est en dessous ».

Toute personne est présumée innocente tant que justice n’a pas été définitivement rendue.

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