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Le groupe local des Écologistes de Millau et des grands causses prépare activement les municipales de 2026. Composé d’une quinzaine de citoyens, il élabore depuis le printemps un programme participatif via le « Forum 2050 ». Objectif : anticiper les effets du dérèglement climatique et défendre une transition écologique et locale sur le territoire.
Le projet est large, voire ambitieux sur certains points. Mais le groupe local des Écologistes, composé d’une quinzaine de citoyens millavois et du territoire de la communauté de communes Millau grands causses, est déterminé. Déjà sur le pont pour les municipales de 2026, il est depuis février dernier en train de peaufiner son programme. Et cela, notamment à l’aide du « Forum 2050 », à l’initiative du parti politique, qui souhaite anticiper et tenter de prévoir ce que le dérèglement climatique causera à l’échelle locale.
Les membres du groupe n’ont pas chômé et ont pu, régulièrement, réunir nombre d’habitants autour d’ateliers de réflexions collectifs abordant plusieurs thématiques : mobilités, aménagement urbain, circuits courts, végétalisation, réduction des déchets, etc. « Nous avons réussi à rassembler pas mal de jeunes », se réjouit Alexandra Moulin, l’une des membres. « On a senti de l’intérêt de leur part », complète Claire Frayssinet. L’objectif ? Élaborer un programme politique participatif pour les prochaines élections municipales, en mars 2026.
« On a conscience que c’est encore un peu tôt par rapport aux autres partis, concède Alexandra Moulin. Mais ça nous permet d’avoir le temps d’aller vers les citoyens et de recueillir leurs avis. » Raison pour laquelle, à l’automne, les membres du groupe local des Écologistes iront à leur rencontre par différents biais. « Le but est d’inciter les gens à nous rejoindre aussi, explique Antoine Naudin. Durant l’été, nous avons partagé ces idées avec les autres partis politiques, et maintenant on souhaite les mettre dans le débat public. » Alors, quelles sont-elles ?
Une vision d’installation à long terme sur le territoire
Parmi elles, il est question d’inciter les Millavois et les nouveaux arrivants à rester sur le territoire. Pour cela, il est nécessaire, selon les Écologistes, de proposer un cadre de vie agréable, sain et accessible. À commencer par la question du logement, premier pas dans une nouvelle ville. « Nous observons une offre de location limitée, explique Alexandra Moulin. Il faudrait donc réguler les locations courte durée, type Airbnb, et avoir une réflexion sur les logements vacants et insalubres. » D’autant que la part du budget d’un foyer dédié au logement est importante, à l’instar de celui alloué à la mobilité.
Sur ce point, là aussi le parti politique a déjà entamé les réflexions. Avec l’augmentation du prix du carburant et de la montée en flèche de l’utilisation des véhicules électriques. Il est, pour les Écologistes, l’heure d’élaborer un plan de mobilité au niveau global. « Nous sommes conscients des problèmes de cohabitation entre les différents moyens de déplacements, reconnaît Alexandra Moulin. Mais avec ce plan, on souhaite aller vers l’apaisement. » Deux thématiques donc, étroitement liées à celles également abordées et travaillées lors des ateliers citoyen, comme la promotion du local.
Défendre l’économie et la production locales
Alors que l’économie du territoire repose sur « la santé ou l’agriculture, des secteurs régaliens ici », selon Alexandra Moulin, il est nécessaire selon les Écologistes de diversifier l’économie du territoire. D’une pierre, deux coups, cela permettrait d’y créer de l’emploi. « On pense à l’énergie et au bâtiment avec la rénovation et la réparation. » En lien, avec le logement, entre autres.
Toujours sur l’aspect local, le parti politique millavois souhaite créer une monnaie locale. « Là où cela a fonctionné, c’est dans les territoires où il y a une identité locale forte, déroule Alexandra Moulin. Et je pense qu’à Millau c’est le cas. » Derrière cette mesure, il est question d’inciter les citoyens à consommer sur le territoire en faisant appel aux compétences locales (comme l’agriculture). Car aujourd’hui, « nous dépendons à 90 % de l’extérieur », affirme-t-il. Mais pour l’instant, les démarches auprès d’entreprises ou commerces locaux n’ont pas été entamées.
D’autres pans de réflexion ont été abordés lors des ateliers citoyens, dans l’objectif de faire appel à la démocratie participative. À savoir, la sensibilisation et l’incitation à la réduction des déchets avec la mise en place d’une taxe au volume, mais aussi la préservation de la ressource en eau avec un projet de réfection du réseau pour « limiter les fuites qui constituent une perte non négligeable ». Mais là encore, la réflexion n’a pas été poussée jusqu’à l’élaboration d’un budget prévisionnel. L’heure étant pour l’instant au débat et à la rencontre des citoyens avant les municipales, dans tout juste sept mois.
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