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Un ancien policier de la brigade de protection des mineurs de Marseille (Bouches-du-Rhône), Julien Palisca, a été condamné à 15 ans de prison jeudi 4 septembre, à Aix-en-Provence, pour viols et agressions sexuelles de deux enfants des rues de Manille lors d’un voyage aux Philippines, deux frères âgés de 11 et 13 ans au moment des faits (2018).
L’homme, âgé de 46 ans, d’abord décrit comme « gentil » et « nonchalant » puis finalement comme « le loup dans la bergerie », a également été reconnu coupable par la cour criminelle des Bouches-du-Rhône de la détention de milliers de fichiers pédopornographiques, sa peine est assortie d’une période de sûreté de 10 ans, d’un suivi sociojudiciaire de 10 ans avec obligation de soins et d’une interdiction d’exercer en tant que policier ou de faire tout métier ou action bénévole au contact de mineurs.
Une enquête confiée à l’IGPN
La découverte de l’affaire débute à l’été 2020, quand un adolescent français de 17 ans vient déposer plainte à la brigade des mineurs de Marseille. Le système informatique est en panne et le policier lui laisse son numéro pour le convaincre de venir déposer plainte. S’ensuivent des dizaines de SMS inappropriés, rédigés tard le soir, pendant une dizaine de jours. « Juju », « Mon chat »… Des termes qui interrogent la responsable du foyer hébergeant l’adolescent. Les textos ne sont pas retranscrits dans les procès-verbaux du dossier de la victime. L’éducatrice alerte le chef de la brigade des mineurs.
Côté policiers, un collège s’inquiète du comportement du mis en cause. Sur son bureau, des photos d’enfants qu’il parraine, dit-il (il est président d’une association œuvrant pour la protection des enfants aux Philippines). Et puis, il y a sa proximité avec de jeunes adolescents, toujours des garçons. En mai 2021, une enquête confiée par le parquet de Marseille à l’inspection générale de la police nationale (IGPN) est ouverte.
Le logement et le bureau du policier sont perquisitionnés. Les enquêteurs de la police des polices découvrent des centaines de photos et vidéos de garçons nus, dans des positions sexuelles. Et puis il y a cette note, dans un portable. L’accusé y décrit des fellations reçues par deux jeunes Philippins, deux frères, sur un terrain vague de Manille, contre un peu d’argent.
L’ancien policier a reconnu les agressions sexuelles
Fait rarissime dans ce genre d’affaire, les deux enfants ont été retrouvés et entendus, apportant des témoignages décisifs à la résolution de l’enquête policière. Avant l’ouverture du procès, l’ancien policier a reconnu les agressions sexuelles mais nie les fellations, caractérisées par la justice de viols. Dans leurs déclarations aux enquêteurs, les deux jeunes frères ont raconté que le plus grand d’entre eux a pris une photo de l’ancien brigadier en train de pratiquer une fellation à son jeune frère.
Les deux victimes ont été entendues en février 2024, soit plus de cinq ans après les faits et presque trois ans après le début de l’enquête de l’IGPN. Sa reconnaissance des faits a été bien en deçà du récit fait par les deux victimes Elles ont aussi été entendues en visio conférence lors du procès. S’il s’est excusé auprès des deux jeunes garçons, la reconnaissance des faits par l’ex-policier comparaît détenu est resté bien en deçà de leur récit.
Trois associations de protection de l’enfance ont aussi porté leur voix lors de ce procès. Me Baptiste Bellet, avocat de la Fondation pour l’Enfance a notamment déploré que les explications de Julien Palisca aient été très maigres, résumant sa posture à un : « Je plaide coupable. Condamnez-moi lourdement. J’irai consulter des psychiatres mais laissez-moi tranquille ! »
Lors des audiences qui ont aussi donné lieu aux questionnements sur l’inertie de la hiérarchie et l’aveuglement de certains au sein de la brigade des mineurs, l’avocate générale a assuré « partager la colère » de Christophe Annunziata, le binôme de l’accusé qui l’a démasqué. « Autant on ne peut pas leur reprocher de ne pas avoir décrypté l’impensable, mais des choses ont été mal gérées et des dysfonctionnements sont importants. »
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