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« Si tu en as marre de l’entrisme d’extrême gauche dans nos facs, rejoins l’UNI », exhorte l’un des deux militants sur la vidéo de l’UNI Lyon, publiée sur Instagram le 27 août. Alors que la rentrée approche, le soi-disant syndicat et vrai groupuscule d’extrême droite tente de faire peau neuve, malgré les nombreux scandales dévoilés l’année scolaire passée.
Rappel des faits. En février, la création d’un jeu de cartes à l’imagerie antisémite par la section UNI de Strasbourg, avait provoqué l’indignation. Une image de l’un des membres de cette division avait également tourné, le mettant en scène en train d’effectuer un salut nazi.
Face à l’ampleur médiatique de cette affaire, les dirigeants nationaux, qui avaient « fermement condamné ces actes », ont décidé de fermer la section locale, relancée depuis par des militants de Génération Z.
Le 7 mars, Mediapart avait également révélé des photos du délégué national de l’UNI, effectuant un salut néonazi « Kühnen », alternative au salut hitlérien. Selon le site d’investigation, l’intéressé ne s’était pas exprimé à ce sujet.
Un salut néonazi posté sur BeReal
Loin d’être isolées, ces révélations n’ont pas empêché Bruno Retailleau d’afficher son soutien publiquement à l’UNI en juin 2025. Lors d’une interview accordée au magazine du syndicat Action Universitaire, le ministre de l’Intérieur avait déclaré : « Je veux saluer les militants de l’UNI, qui, souvent seuls contre tous, combattent cette politisation (des universités). Contre la pensée sectaire, vous incarnez la pensée libre. Tenez bon ! ».
Rien d’étonnant de la part du très droitier ministre de l’Intérieur, qui avait affirmé en janvier partager le « combat » d’Alice Cordier, cheffe de Némésis, un groupuscule xénophobe et identitaire se revendiquant « féministe ».
Celui qui fait de la lutte contre l’antisémitisme « une priorité nationale » dans un communiqué du 22 août, semble ignorer « l’épidémie de saluts nazis » au sein du syndicat, comme titrait StreetPress en février 2025.
En 2024, un militant de l’UNI Toulouse aurait posté sur le réseau social BeReal une photo de lui reproduisant le salut « Kühnen », selon les informations de Mediapart. « Nique leur pays du tiers-monde », aurait-il ajouté sur l’une des photos, équipé pull de l’UNI. D’après le syndicat, il aurait été exclu du mouvement « il y a près de six mois ». L’intéressé, qui a refusé de répondre aux questions du quotidien, continuerait toujours de republier le contenu de l’UNI sur son profil Instagram.
Des « incidents exceptionnels » pour le syndicat
Les actes antisémites et racistes se multiplient dans les rangs du syndicat à Bordeaux, Reims, ou Caen. À Tours, un militant et délégué d’Indre-et-Loire des jeunes de l’Union des droites (UDR) pour la République (UDR), a posté en juin dernier une photo de plusieurs supporters noirs du PSG en les comparant à des « singes, le zoo, tout ça ». Exclu du parti au lendemain de l’acte, l’UNI aurait fait de même, bien qu’elle n’ait pas réagi publiquement.
Des « incidents exceptionnels » selon le bureau national de l’UNI. L’organisation aurait réagi auprès de Mediapart : « La proportion d’excités irresponsables chez nous est ridiculement faible, ce dont nous nous en enorgueillissons ».
Face aux nouveaux éléments dévoilés par le site d’investigation, Bruno Retailleau, de nouveau questionné le mercredi 27 août, n’a pas souhaité s’exprimer. Le ministre n’a jamais caché sa proximité avec le syndicat, et accueille d’ailleurs dans son cabinet Pierre Vitali, anciennement élu universitaire UNI à Versailles.
Face à l’extrême droite, ne rien lâcher !
C’est pied à pied, argument contre argument qu’il faut combattre l’extrême droite. Et c’est ce que nous faisons chaque jour dans l’Humanité.
Face aux attaques incessantes des racistes et des porteurs de haine : soutenez-nous ! Ensemble, faisons entendre une autre voix dans ce débat public toujours plus nauséabond.Je veux en savoir plus.
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