« Les Outre-mer paient la note de la mauvaise gestion » : face à la colère des Ultramarins, Sébastien Lecornu tente une conciliation

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Sébastien Lecornu fait face à la colère des Ultramarins. Le détail des votes de la motion de censure visant le premier ministre, bien que rejetée par l’Assemblée nationale ce jeudi, l’illustre. Parmi les « frondeurs » socialistes s’étant prononcés pour sa chute, cinq sont des élus des outre-mers.

Une position contraire aux consignes données et appliquées par la quasi-totalité du groupe socialiste, mais qui s’explique par une colère froide vis-à-vis du projet de budget pour 2026 porté par Matignon. « La mission outre-mer est aussi amputée de 600 millions d’euros, rapporte Jiovanny William, député de Martinique, dans un entretien accordé à l’Humanité. Soit une baisse totale de plus d’un milliard d’euros pour soi-disant participer à l’effort sur la dette, alors que nos territoires souffrent énormément ».

Un budget élaboré dans « l’urgence »

Pour lui comme pour ses collègues socialistes, Béatrice Bellay, Christian Baptiste, Élie Califer, Jiovanny William et Philippe Nallet, plusieurs points sont sources de crispations : 350 millions d’euros de coupes sur les exonérations de charges sociales spécifiques aux Outre-mer (Lodeom) et 400 millions d’euros de moins pour les défiscalisations sur l’investissement productif.

« À la lecture de la loi de finances et de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026, les Outre-mer sont appelés à payer solidairement et disproportionnellement la note de la mauvaise gestion des finances à l’échelle nationale », dénoncent les cinq députés via un communiqué commun.

Une colère que Matignon a sentie avant même ce vote jusqu’à tenter de les rassurer en leur adressant un courrier. Une démarche infructueuse pour l’heure. Dans son écrit daté du mercredi 15 octobre, Sébastien Lecornu précise son « attachement » aux territoires d’Outre-mer et avoir « pleinement conscience » de leurs difficultés.

Mais il explique avoir élaboré ce budget dans « l’urgence » et que celui-ci reste amendable. « Avoir été ministre des Outre-mer pendant près de deux ans a marqué profondément mon engagement car j’ai vu les attentes d’une population ressentant intensément les retards de développement et la précarité économique et sociale », jure-t-il, promettant de recevoir les parlementaires des Outre-mer. Il en faudra plus pour calmer leur colère.

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