« Le désert médical n’est pas une fatalité » : les annonces du ministre de la Santé Yannick Neuder lors de son déplacement en Lozère

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Alors que le gouvernement Bayrou est en sursis jusqu’au 8 septembre, date du vote de confiance, le ministre chargé de la Santé et de l’Accès aux soins, Yannick Neuder, s’est rendu en Lozère, samedi 30 août 2025. Au programme, la maison de santé pluridisciplinaire de Langogne, la pharmacie et le Médicobus à Châteauneuf-de-Randon et pour finir le centre d’appel, les urgences et la maternité de l’hôpital de Mende.

À moins de dix jours d’une chute probable du gouvernement, une visite ministérielle en région peut sembler incongrue. Mais pas pour Yannick Neuder, ministre chargé de la Santé et de l’Accès aux soins, qui a fait le choix de ne rien changer à son emploi du temps, il va sans dire chargé.

C’est donc en Lozère que le ministre s’est rendu, imperturbable, ce samedi 30 août 2025 au matin, après la Haute-Loire et avant, l’après-midi, un déplacement au Mont Mézenc. « Le gouvernement va tomber ou ne va pas tomber le 8, laissons faire le vote, mais les Français restent avec les mêmes problèmes. Ils ne vont pas arrêter d’être malades parce qu’il y aura ou il n’y aura plus de gouvernement, a déclaré le ministre. J’ai mis un certain nombre d’actions en place sur, notamment, les déserts médicaux, les restructurations de l’hôpital, la formation. Et moi, je continue mon travail. »

Une prime de 200 euros par jour pour les médecins en zone prioritaire

Sa visite a commencé par la maison de santé pluridisciplinaire de Langogne. L’occasion d’évoquer le sujet des médecins solidaires. L’établissement du Haut-Allier cherche en effet à faire venir des médecins volontaires à raison de deux jours par semaine sur son territoire situé en zone prioritaire. Quelque 13 000 patients en dépendent.

Bonne nouvelle pour eux, Yannick Neuder est venu avec une annonce : la revalorisation de cette solidarité territoriale « avec une prime importante de 200 euros par jour ». Une aubaine notamment pour les juniors, ces étudiants en dernière année de médecine.

Doublement de l’aide pour le Médicobus

Au-delà de cette annonce, le ministre venait surtout avec un message : « L’accès aux soins ne doit pas être une option, quelle que soit la taille du département. » Et d’affirmer que l’État met tout en place pour qu’il y « ait une égalité de chances et de prise en charge et de traitement ».

C’est dans cette logique que Yannick Neuder est ensuite allé à Châteauneuf-de-Randon, pour découvrir le Médicobus et inaugurer la pharmacie annexe. Concernant le cabinet médical mobile, Yannick Neuder a garanti que l’aide de l’Agence régionale de santé (ARS) allait passer de 100 000 euros à 200 000 euros par an. Une somme qui, couplée aux dispositifs médecins solidaires et docteurs juniors, devrait permettre d’augmenter la fréquence de passage du Médicobus. Pour le ministre, « l’objectif, c’est qu’il sorte tous les jours pour être au plus près de la population qui peine à trouver des médecins ».

L’exemple de la pharmacie

Yannick Neuder a également salué l’installation de la pharmacie annexe, antenne de celle de Bagnols-les-Bains, ouverte deux jours et demi par semaine. « C’est vraiment du service à la population en plus. Je crois que quand il y a une volonté, il y a un chemin. Et c’est mon rôle de ministre d’accompagner toutes ces volontés pour lutter contre les déserts médicaux. »

Car pas question « de rajouter au désert médical des déserts pharmaceutiques ». À propos du sujet épineux du remboursement des médicaments, le ministre plaide ainsi pour une différenciation entre les grandes officines, dont l’essentiel du chiffre d’affaires est réalisé en dehors de la vente de médicaments, et les pharmacies de proximité, comme celles de Châteauneuf.

30 millions d’euros de travaux pour l’hôpital

Dernière étape de Yannick Neuder dans le département, l’hôpital Lozère, où il a visité le centre d’appel, les urgences et la maternité. Le ministre s’est voulu rassurant quant à l’avenir de l’établissement, pour lequel 30 millions d’euros de travaux sont prévus. La première tranche ciblera plus particulièrement les urgences, qui « étaient dimensionnées pour un nombre de passages de moins de 10 000 et sont actuellement à plus de 22 000 passages par an, avec notamment juillet et août une augmentation liée au tourisme vert ».

La deuxième concernera la réfection de la maternité, où 350 bébés naissent chaque année. Un petit nombre, mais un contexte général de baisse de la natalité et au vu de la géographie du département, un service indispensable pour le département. Le ministre l’a d’ailleurs assuré : « Il n’y a aucune mise en danger de cette maternité. »

« Je crois que cette journée était importante pour moi afin de montrer que le désert médical n’est pas une fatalité, a conclu le ministre. Et que si on s’y met tous avec de la télémédecine, avec de la consultation sur de la solidarité territoriale, avec les docteurs juniors, ça sera 15 à 20 docteurs supplémentaires pour ce département. »

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