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Ce jeudi 17 juillet, l’avocat pénaliste, Antoine Vey, ancien associé d’Éric Dupond-Moretti, accusé de harcèlement moral et sexuel, a été condamné à 12 mois de suspension dont cinq mois ferme par le Conseil de l’Ordre du barreau de Paris. Une sanction plus sévère que prévu puisque la décision va au-delà des réquisitions formulées à l’audience du 21 mai qui étaient de six mois de suspension dont trois mois ferme.
« Ni nous, ni nos clientes ne nous réjouissons de la condamnation d’un avocat, qui salit nos robes à tous », ont réagi les conseils de plaignantes, Romain Ruiz et Virginie Le Roy, contactés par l’Agence France Presse.
« C’est cependant un signal fort pour notre profession et, nous l’espérons, la marque d’une réelle volonté de notre Ordre dans la lutte contre le harcèlement. C’est enfin une reconnaissance et un soulagement pour nos clientes. Nous attendons désormais sereinement l’avancée de l’instruction pénale en cours », ont-ils ajouté.
L’avocat d’Antoine Vey, Emmanuel Marsigny, a déclaré auprès de Libération que son client a pris acte de la décision mais que cependant « il conteste les reproches qui lui sont faits et fait évidemment appel. Cet appel est suspensif ». Sa suspension ne prend donc pas effet pour le moment.
Avocat de Julian Assange
Antoine Vey était l’associé d’Éric Dupond-Moretti de 2016 à 2020 avant que celui-ci soit nommé garde des sceaux, perçu comme son potentiel successeur il avait alors repris plusieurs de ses dossiers. Le quadragénaire est notamment connu pour avoir défendu Théo Luhaka, victime de violences policières, le Chilien Nicolas Zepeda, accusé du meurtre de son ex-petite amie, Julian Assange, Jérôme Cahuzac ou encore l’entrepreneur Mohed Altrad, Me Vey, 41 ans, est accusé depuis plusieurs années de harcèlement par d’ex-collaborateurs, hommes et femmes.
Des faits révélés en mars 2023 par Libération. Le journal avait recueilli une vingtaine de témoignages d’anciens ou actuels collaborateurs dénonçant des gestes ou des propos vécus comme du harcèlement moral ou sexuel. Le barreau de Paris avait reçu plusieurs signalements et lancé en janvier 2023 une enquête déontologique.
Les plaignants et plaignantes n’avaient pas pu assister au conseil de discipline le 21 mai dernier face à la volonté d’Antoine Vey d’être jugé à huis clos. Outrés par ce choix, les plaignants avaient écrit une lettre ouverte envers le Bureau de Paris mettant en cause le fait qu’ils n’aient pas pu assister pleinement à l’audience et dénonçant son opacité.
Ouverture d’une information judiciaire
Ça ne s’arrête pas là pour Antoine Vey. L’avocat est également poursuivi en justice, visé par une enquête avait été ouverte par le parquet de Paris en janvier 2024. Elle a été confiée à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) après la plainte d’une ancienne collaboratrice, pour des faits remontant à 2017 et 2018, à l’époque où l’avocat était encore associé à Éric Dupond-Moretti.
Fin 2024, le parquet de Paris a décidé de placer ces investigations sous le régime de l’information judiciaire principalement pour harcèlement moral au travail, pour des faits concernant plusieurs personnes et s’étalant sur plusieurs années.
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