La maternité des Lilas va fermer ses portes avant la fin de l’année

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La date exacte n’est pas encore connue mais l’échéance a été fixée à la fin de cette année : plus aucun bébé ne devrait naître à la maternité des Lilas à partir de 2026. Depuis plus de quinze ans, le personnel de l’établissement, attachés aux valeurs et à l’histoire du site, a résisté pour maintenir son activité.

Mais cette fois-ci, la décision semble irrévocable. L’établissement n’a pas obtenu le renouvellement des autorisations d’activités par l’agence régionale de santé d’Ile-de- France (ARS) qui prend fin en octobre. Cet argument ajouté à la situation financière très critique de la maternité a été invoqué pour annoncer la fermeture au personnel, lors du conseil sociale et économique du mardi 1er juillet.

Denis Robin, le directeur de l’ARS, a décliné les raisons qui justifient cette mesure dans un entretien donné au Parisien. « La maternité a perdu sa certification par la Haute autorité de santé, ce qui est le signe que les conditions de sécurité n’y sont plus optimales ; l’activité décline ; le gestionnaire n’arrive plus à assurer la soutenabilité financière de l’activité et une cessation de paiements est possible ».

85 emplois menacés

85 salariés sont menacés de perdre leur emploi mais le directeur de l’ARS assure que « l’échéance était préparé depuis plusieurs mois (…) De nombreuses pistes ont été tracées pour que l’activité perdure, pour que des propositions soient faites aux agents, et pour qu’une offre de soins soit maintenue sur la commune des Lilas ».

De leur côtés, les représentants des salariés défendent un autre enjeu. « Nous voulons obtenir la mise en place d’un plan de sauvegarde de l’emploi. L’équipe s’est battue, a consacré du temps à des tas de projets. Pas de PSE, ça veut dire des conditions lamentables de départ. On veut éviter une double violence, pour les patientes et pour les personnels », a déclaré Corina Pallais, déléguée syndicale Sud au Parisien.

Un nouveau projet est déjà acté : en lieu et place de la maternité un centre de santé devrait voir le jour. « On veillera au reclassement de la majorité des salariés dans ce nouveau projet, en mettant en place des critères d’ordre en fonction de la situation de chacun », promet Christelle Llonga, représentante de la CGT Santé et action sociale du département au Parisien.

Le principal enjeu pour le personnel reste de préserver les femmes enceintes actuellement suivies. Le directeur de l’ARS prévient déjà : « nous devons tous faire preuve de responsabilité à l’égard des futures mères et je trouve qu’il faut à présent envisager très vite l’arrêt des inscriptions ». Plus de 1000 bébés naissaient chaque année dans cette maternité du département de la Seine-Saint-Denis connu pour être un désert médical.

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