La CGT Auchan en grève, cinq mois après l’annonce de la suppression de 2 400 emplois

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La colère sociale atteint les allées des supermarchés, ce vendredi 5 septembre. À Béziers (34), Fâches (59), Illkrich (67), Fontenay (94) et Villars (42), les grévistes veulent défendre leurs conquis sociaux, alors que la direction prévoit de revenir sur l’accord « temps de travail » en place. Discuté le 17 septembre, cet accord pourrait notamment imposer des horaires en semaine plus chargés, ainsi que « des dimanches et jours fériés ouvrés et réquisitionnés », rapportent la CGT et Force Ouvrière.

Les salariés sous pression

En perte de vitesse, le groupe Auchan demande également à ses employés de maintenir les cadences, tout en réduisant les effectifs, aujourd’hui autour de 50 000 employés. Après la purge du plan de sauvegarde de l’emploi, qui va laisser 2 400 personnes sans activité, les salariés alertent sur la dégradation des conditions de travail : « On doit seuls assurer la charge de travail de 4 personnes » au moment des fortes influences comme la rentrée scolaire, le Black Friday ou les fêtes de fin d’année, estime Benoit Soibinet, syndicaliste de Force Ouvrière.

« Aujourd’hui on demande plus de dignité », souffle Mouhsine Amrani, délégué syndical Exploitation pour la CGT Auchan France. « Auchan n’investit plus dans l’humain. Ce n’est que la rentabilité qui compte », affirme-t-il. Parmi les sites en grève, le magasin de Fontenay sera mobilisé, pour dénoncer les licenciements d’hier, les pressions d’aujourd’hui sur les délégués syndicaux ainsi que les fermetures d’enseignes de demain (comme celles annoncées des magasins de Sarcelles ou d’Epinay). En tout, 24 magasins en France devraient fermer leurs portes ou être repris par la concurrence dans les prochains mois, d’après la direction.

Un bilan comptable dans le rouge

Tous les résultats de l’enseigne sont dans le rouge en 2024, sauf dans les branches énergies ou carburant. Malgré les licenciements, Auchan Hypermachés accuse une perte de plus de 360 millions d’euros sur l’année passée, bien que les syndicats restent prudents sur l’état des finances au sein du groupe.

« On n’a plus le service qu’il y avait il y a 10 ans », décrit Arnaud Dekmeer, du syndicat Force Ouvrière. Selon lui, la baisse du chiffre d’affaires de l’entreprise se répercute directement sur les usagers des magasins Auchan. En 2020, le service après-vente sur les produits électroniques a été remplacé par un SAV en ligne, explique Benoit Soibinet.

Auditionné le 7 mai dernier par la commission d’enquête parlementaire, intitulée « Défaillances des pouvoirs publics face aux plans de licenciements », le directeur général d’Auchan Retail, Guillaume Darasse s’était défendu de ce bilan, dans le contexte économique actuel. Il avait rappelé devant les députés, la nécessité de « faire le match des prix » contre la concurrence. Face à la gronde des syndicats, il reconnaissait avoir fait des erreurs sur certaines décisions de gestion, mais ne pensait pas « que les salariés auraient mieux géré » la crise que traverse le groupe. Les différentes filiales d’Auchan ont touché l’année passée, près de 266 millions d’aides de l’État pour soutenir le groupe, selon la commission. Un objectif de 100 millions€ d’économies annuelles doit également être mis en place pour 2027.

Après la journée de grève du 5 septembre, la CGT espère intensifier les mobilisations pour que ses revendications syndicales soient répétées lors du mouvement « Bloquons Tout » le 10 septembre, puis de celui organisé par l’intersyndicale le 18 septembre.

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