[ad_1]

Des dépenses en progression, des recettes qui stagnent : le Département de Kléber Mesquida a voté son budget supplémentaire dans un contexte financier tendu qui pourrait conduire la collectivité à ne pas pouvoir présenter des comptes à l’équilibre lors de l’exercice 2026.
Le Conseil départemental a voté, ce lundi 23 juin, son budget supplémentaire d’un montant de 8 M€. « L’épaisseur du trait » pour la collectivité dont le budget global en 2025 s’établit à 1,856 milliard d’euros.
« C’est quoi l’avenir ? »
Et l’illustration d’une situation financière de plus en plus tendue, marquée par l’augmentation des dépenses obligatoires et des recettes qui ne suivent pas le même rythme. « Et en espérant que rien ne dérape lors des six premiers mois » a soupiré le vice-président chargé des finances Cyril Meunier. « En 2025 on a pris des engagements qui n’étaient pas simples à expliquer. Merci aux intercommunalités d’avoir pris le relais » a-t-il développé, faisant référence notamment à certaines aides adressées au secteur de la culture.
Pour autant, l’horizon de 2026 semble désormais sérieusement obéré. « C’est quoi l’avenir ? » a simplement interrogé le conseiller d’opposition Gilles Sacaze. « L’issue, c’est un miracle. C’est de l’activité qui génère de la TVA. Je ne vois pas la sortie du tunnel. Je ne sais pas comment on pourra monter le budget si rien ne change » lui a répondu sans ambages Kléber Mesquida.
La session en bref
Un établissement public administratif pour le Géoparc et du site du Salagou.
Les élus ont adopté ce lundi le principe de création d’un établissement public administratif dont la mission sera de porter le projet de Géoparc Terres d’Hérault dont une labellisation de l’Unesco est espérée. Cet EPA intègre également le grand site du Salagou-Mourèze. Une structure mutualisée dont l’objectif est de « mettre en synergie l’ensemble des projets portés par le Département en parfaite adéquation avec les initiatives locales qui font vivre le territoire » indique la collectivité.
Fonds verts : trois projets soumis à l’État
Trois projets ont été sélectionnés par le Département, qui pourraient être éligibles aux Fonds vert 2025, géré par l’État. Il s’agit de la réhabilitation énergétique et fonctionnelle du collège des Garrigues à Montpellier, d’un projet de voie verte en Montbazin et Balaruc-le-Vieux, et d’un autre projet de voie verte entre Sète et Frontignan par le canal du Rhône. Montant de l’appui espéré : 5,80 M€ dont 5 pour le collège.
Hommage à Roger Fages
En préambule de cette session, l’assemblée a rendu hommage à Roger Fages, décédé mercredi dernier à l’âge de 92 ans. Ce dernier a été maire de Montagnac pendant 30 ans et conseiller général durant deux mandats de 2001 et 2015. Il fut aussi un passionné de foot et joueur du Sport olympique montpelliérain, le SOM.
« Mauvais pressentiment »
Même si les recettes associées aux droits de mutation à titre onéreux, liées au dynamisme du marché immobilier, sont jusqu’à présent plus importantes qu’espéré (3 M€ supplémentaires pour un produit en année pleine attendu à 272 M€), les perspectives sont d’autant plus sombres que les collectivités territoriales pourraient être amenées à participer à l’effort de réduction de la dette de l’État. « Sur quoi vont-ils nous réduire nos dépenses ? Je ne lis pas dans la boule de cristal mais j’ai un mauvais pressentiment » conclut Kléber Mesquida.
Selon le Département, le « reste à charge » non compensé par l’État pour la prise en charge des trois aides sociales (RSA, APA et prestation handicap) s’est élevé en 2024 à 250,90 M€.
« La tête haute »
Le compte administratif également présenté ce lundi met en exergue ces tendances lourdes avec une augmentation de 6,9 % des dépenses de fonctionnement (dont 892,10 M€ pour le social) et une diminution de 3,2 % des recettes de fonctionnement. Les dépenses d’investissement sont elles aussi en recul de 5,6 % mais demeurent, grâce au recours à l’emprunt, (le taux d’endettement passe à 50,6 %) à un niveau élevé, 264,90 M€ dont 158,40 M€ pour les routes. « On a tenu notre place pour aider les communes. On peut sortir de 2024 la tête haute » a assuré Cyril Meunier. Pas sûr que le discours soit le même à l’été 2026.
[ad_2]
Source link

