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Le fond de l’air est brun. En politique aussi, le changement climatique menace. Tous les signaux sont là. Les fascistes reviennent avec, comme le prophétisait Orwell, « leur parapluie bien roulé sous le bras et le chapeau melon ». Et une part du beau linge fait mine d’admirer leur nouvel uniforme. « Comme ils ont changé ! », « Ils présentent mieux, non ? », « Puis qu’est-ce qu’ils parlent bien, jamais un mot plus haut que l’autre ! » L’extrême droite cogne à la porte, et maintenant d’autres viennent tambouriner à ses côtés.
Ceux-là, ce sont ces complices de recel ou de blanchiment qu’exhibe Hugues Jallon dans le Temps des salauds, comment le fascisme devient réel (éditions divergences). Dans ce petit essai très affûté – qu’il prolonge aujourd’hui avec de nouveaux fragments en ligne1 –, l’écrivain et éditeur, longtemps à la Découverte et au Seuil, dépeint les temps funestes où des dirigeants politiques, des patrons, des éditocrates ou des intellectuels médiatiques, tous plus « responsables » – ou « réalistes » – les uns que les autres, se liguent pour rendre les promesses du fascisme raisonnables et même désirables. Et pour hâter sa prise de pouvoir, toujours présentée comme inéluctable…
Votre livre est bâti sur un aphorisme, dont l’origine demeure indéterminée : « Le fascisme, ça commence avec les fous, ça se réalise grâce aux salauds et ça continue à cause des cons. » Qu’est-ce que cette formule nous dit d’aujourd’hui ?
Hugues Jallon
écrivain et éditeur
La citation s’est imposée à moi. Elle est lapidaire, drôle, mordante. C’est une phrase qui jette des mots crus sur l’époque. Pour…
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