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Pour la première fois depuis sa création il y a près de 60 ans, les salariés d’Hennessy, Moët & Chandon, Veuve Clicquot, Ruinart, Krug ne toucheront pas de participation sur les bénéfices du groupe. Pas de prime de la valeur (PPV) non plus, mais cette fois pour l’ensemble des salariés du groupe. Pour certains salariés de ces grandes maisons de champagne ou de cognac, cela va amputer leur revenu de jusque 30 %. Des ouvriers aux cadres – l’Ugict appelle aussi à la grève -, tout le monde est touché.
C’est la raison pour laquelle la mobilisation s’annonce d’ampleur, à l’appel de la CGT, ce vendredi 5 décembre. « La direction doit comprendre que les résultats et bénéfices de l’entreprise sont réalisés grâce au travail des salariés. Zéro participation = zéro activité », annonce le tract de la CGT Moët Hennessy.
Déjà 58 milliards de chiffre d’affaires
La situation est d’autant plus conflictuelle que la santé financière de LVMH s’annonce excellente, après quelques mois d’errements liés notamment aux multiples annonces et revirements de Donald Trump sur les droits de douane visant les alcools. Fin septembre, le chiffre d’affaires atteignait déjà les 58 milliards d’euros, ce qui a permis à la direction d’annoncer le maintien des dividendes pour les actionnaires à 5,50 euros par action. Ces résultats ont aussi permis une envolée spectaculaire de la fortune de Bernard Arnault, de 16 milliards d’euros en une seule journée début novembre…
L’intersyndicale CGT Champagne rappelle dans un communiqué que cette grève arrive dans un climat social déjà tendu, avec 1 200 suppressions de postes programmées chez Hennessy – soit plus de 10 % des effectifs – dont 450 déjà réalisées. « La direction demande toujours plus d’efforts aux salariés, tout en continuant d’arroser les actionnaires », dénonce le communiqué.
Le syndicat revendique l’ouverture rapide d’une négociation sur les compensations financières et sur le versement d’une prime de Noël exceptionnelle pour 2025. « Il faut que Bernard Arnault comprenne que si son groupe est devenu le numéro 1 du Luxe dans le monde, c’est en grande partie par le travail et le “Savoir-Faire” de ses salariés », rappelle le tract intersyndical de la branche Vins & Spiritueux LVMH qui conclut en rappelant qu’opportunément, le Cash Investigation diffusé jeudi soir était un documentaire sur la fortune de la famille Arnault, ses combines fiscales et son management brutal.
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