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Les travailleurs en grève de l’usine de capsules de café à Andrézieux-Bouthéon, dans la Loire sont en grève depuis 15 jours. Face aux bénéfices engrangés par le groupe néerlandais JDE Peet’s, les grévistes réclament une augmentation de 250 euros par mois. Mais la direction du numéro un du café mondial en a décidé autrement : elle a saisi le tribunal judiciaire de Saint-Etienne en référé pour « délit d’entrave ».
Dans ce cadre, la justice a ordonné, lundi 6 octobre, une médiation entre la direction et les salariés grévistes. Le dispositif sera mené par un ancien directeur de la Direction Départementale de l’Emploi, du Travail et des Solidarités (DDETS) de la Loire.
« 422 millions d’euros de bénéfice au 1er semestre, dont plus de la moitié a été reversée aux actionnaires »
Au tribunal, les avocats de la CFDT et de la CGT ont invoqué les importants bénéfices réalisés par le groupe agroalimentaire : « 422 millions d’euros de bénéfice au 1er semestre, dont plus de la moitié a été reversée aux actionnaires », rapporte l’Agence France-Presse.
D’autant que JDE Peet’s a récemment été vendu au géant états-unien des boissons non alcoolisées Keurig Dr Pepper. S’ajoutent donc « les 23 milliards de dollars qu’ils [les actionnaires] se partageront dans le cadre de la vente ».
Rappelons que le site qui emploie 500 personnes assure la production de capsules en aluminium compatibles Nespresso de JDE Peet’s (principalement pour la marque L’Or) à destination du monde entier, soit 8 milliards d’unités par an.
Chrystel Stouvenel, la directrice du site d’Andrézieux-Bouthéon, a indiqué que la dernière proposition de la direction était « une augmentation de salaire de 110 euros par mois, plus une prime de 800 euros ».
Une semaine plus tôt, les dernières négociations avaient échoué. « La direction a proposé une prime de 1 000 euros et une hausse de salaire de 50 euros brut par mois, loin des 250 euros mensuels réclamés », avait rappelé le média Ici.
Le représentant CGT Mihoub Chikh y répétait que la proposition était d’autant plus inacceptable qu’elle avait été faite dans le cadre des négociations annuelles salariales : « Faire un rabais de 200 euros pendant des NAO avec le contexte de grève, on prend ça comme du mépris », tançait-il. Et d’ajouter : « Sans la grève en cours, mais qu’est-ce que la direction nous aurait proposé ? »
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