Démission de Sébastien Lecornu : que faut-il retenir de l’intervention du Premier ministre ? (que c’est Emmanuel Macron qui « décide »)

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« Ce soir ma mission est terminée »: Sébastien Lecornu a assuré ce mercredi 8 octobre 2025 sur France 2, avoir « tout essayé » pour dégager des compromis en vue de former un gouvernement. Invité du « 20 Heures » de Léa Salamé, le Premier ministre démissionnaire a martelé que c’était au « Président de prendre les décisions ».

Sébastien Lecornu, interrogé sur les appels à la démission d’Emmanuel Macron ce mercredi soir au 20 Heures de Léa Salamé (France 2), y compris dans son propre camp, a estimé mercredi soir que ce n’était « pas le moment de changer de président de la République ». Un président dont le nom est revenu à maintes reprises durant la prise de parole du Premier ministre démissionnaire. « Cette décision reviendra au président », a assuré plusieurs fois Sébastien Lecornu. Loyal jusqu’au bout, le bon petit soldat promu à Matignon a ainsi fait comprendre aux téléspectateurs que durant ces prochaines quarante-huit heures, c’est le Président qui déciderait.

« Ce n’est pas le moment de changer de président de la République parce que, par définition, la parole de la France à l’étranger, et heureusement, […] c’est le président de la République, a-t-il ainsi asséné sur France 2. Cette institution présidentielle, elle doit être protégée, préservée. « 

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Un projet de budget dès lundi ?

« Ne faisons pas croire aux Français que c’est le président de la République qui vote le budget », a fait savoir Sébastien Lecornu lors de son interview. Selon lui, un projet de budget pour 2026 pourra être présenté en conseil des ministres lundi, date butoir pour qu’il soit adopté d’ici la fin de l’année par le Parlement, mais il « ne sera pas parfait » et devra être débattu, a déclaré Sébastien Lecornu. « C’est un budget dans lequel même il y a beaucoup à débattre parce que c’est un budget qui avait été plutôt imaginé aussi pour que le débat ait lieu », a ajouté le Premier ministre démissionnaire.

Et sur la réforme des retraites ?

Sébastien Lecornu a reconnu que « l’un des dossiers les plus bloquants et les plus difficiles » restait l’épineuse question de la réforme des retraites, passée au forceps en 2023 par le camp macroniste. Il faudrait « trouver un chemin pour que le débat ait lieu sur la réforme des retraites », a fait savoir Sébastien Lecornu. Et d’estimer qu’une suspension de cette réforme, demandée par une grande partie de la gauche, ne coûterait « pas moins de trois milliards d’euros » en 2027.

Sur le poste de Premier ministre ?

« J’ai dit au président de la République que les perspectives de dissolution s’éloignaient et que je pense que la situation permet pour le Président de nommer un Premier ministre dans les 48 prochaines heures », a avancé Sébastien Lecornu. Selon lui, à l’issue de ses dernières consultations des différents partis pour tenter de sortir de l’impasse politique, une majorité ne souhaite pas une dissolution de l’Assemblée nationale qui entraînerait de nouvelles élections. Interrogé sur la possibilité qu’il soit lui-même reconduit à Matignon, il a assuré : « je ne cours pas après le job. » « J’ai démissionné parce qu’un certain nombre de conditions n’étaient plus remplies », « je ne vais pas retourner dans quelque chose dans lequel les conditions n’auraient pas changé ». « Je suis un moine soldat, ce soir ma mission est terminée », a-t-il insisté.

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Sur le prochain gouvernement ?

Sébastien lecornue a également assuré avoir « tout essayé » pour dégager des compromis en vue de former un gouvernement. Le Premier ministre démissionnaire a également déclaré que la future équipe gouvernementale, « quelle qu’elle soit », devrait être « complètement déconnectée des ambitions présidentielles pour 2027 ». « La situation est déjà suffisamment difficile. Il faut qu’on ait au fond une équipe qui décide de se retrousser les manches et de régler les problèmes du pays jusqu’à l’élection présidentielle » de 2027, a-t-il ajouté, n’écartant pas l’hypothèse d’un gouvernement « technique » : « le socle commun, c’est du passé. Ce qui nous manque, c’est la capacité à bâtir des compromis dans l’Hémicycle. »

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