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C’est une cérémonie qui ne réunit généralement qu’une poignée de radicaux. Tous les 23 juillet, les habitants de l’île d’Yeu (Vendée) voient débarquer de drôles de zigs, sortis tout droit d’un autre espace-temps, venus pour rendre hommage à Philippe Pétain, à la date anniversaire de sa mort. Sa tombe est située dans le petit cimetière de Port-Joinville, où il a été inhumé en juillet 1951.
Un lieu qui est devenu, au fil du temps, le lieu de pèlerinage des nostalgiques de la « révolution nationale » du chef du régime de Vichy, qui sera déclaré « illégitime, nul et non avenu » par le général de Gaulle à la Libération de la France. Hasard de l’Histoire, le procès de Pétain devant la Haute Cour de justice débute un 23 juillet également, de l’année 1945.
À l’issue d’un peu moins d’un mois de procès, Pétain est condamné à mort, à l’indignité nationale et à la confiscation de ses biens. Au regard de l’âge avancé du collaborateur en chef avec l’Allemagne nazie, le général de Gaulle, chef du Gouvernement provisoire de la République, suit les vœux des juges de ne pas exécuter la sentence de mort et la commue en peine de réclusion à perpétuité.
« Un travail de réhabilitation dès les années 1950 »
Les « pétainistes » de l’île d’Yeu, qui rendent hommage chaque année à Philippe Pétain, sont le fruit d’une histoire complexe. « Ce qui est extraordinaire, c’est de constater que la mémoire du maréchal Pétain va très vite bénéficier d’un travail de réhabilitation dès les années 1950 », explique le politologue Jean-Yves Camus, spécialiste de l’extrême droite. Et notamment par
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