Cyberharcèlement : à Paris, dix internautes devant la justice pour avoir accusé Brigitte Macron d’être une femme transgenre

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Quatre ans de polémiques et un procès. Dix personnes sont jugées devant le tribunal correctionnel de Paris, lundi 27 octobre et mardi 28 octobre pour cyberharcèlement à l’encontre de Brigitte Macron. Une procédure qui fait suite à une plainte déposée en août 2024 par l’épouse du président de la République.

Dans le détail, huit hommes et deux femmes, âgés de 41 à 60 ans, sont soupçonnés d’avoir colporté sur les réseaux sociaux la fausse information selon laquelle l’épouse du président de la République est une femme transgenre.

Brigitte Macron cible de l’extrême droite complotiste

Plus précisément, le parquet de Paris énumère de nombreux propos malveillants tenu par les prévenus sur le « genre » et la « sexualité » de la première dame ainsi que sur la différence d’âge entre celle-ci et son conjoint présentée dans les publications des prévenus comme une forme de « pédophilie ». Ceux-ci encourent jusqu’à deux ans d’emprisonnement.

Si la rumeur infondée sur la transidentité de Brigitte Macron remonte à 2017, c’est à partir de 2021 que des réseaux complotistes affiliés à l’extrême droite s’en emparent pour la propager à grande échelle.

Celle-ci devient virale, notamment aux Etats-Unis où le couple Macron a également porté plainte, lorsque la podcasteuse trumpiste Candace Owens publie une série de vidéos intitulée « Becoming Brigitte » (« Devenir Brigitte »). Pour cela, les époux Macron ont engagé cet été des poursuites judiciaires contre l’influenceuse américaine d’extrême droite.

Des figures connues des milieux complotistes

Le profil des dix personnes jugées est éclectique. Parmi eux le publicitaire Aurélien Poirson-Atlan, 41 ans. Connu et suivi sur les réseaux sociaux sous le pseudonyme de « Zoé Sagan », il a déjà fait l’objet de plusieurs plaintes et est dépeint comme un individu proche des sphères complotistes.

On compte également la « médium », « journaliste » et « lanceuse d’alerte » de 51 ans, Delphine J., connue sous le pseudo d’Amandine Roy. Elle a largement contribué à relayer la rumeur selon laquelle Brigitte Macron, née Trogneux, n’aurait jamais existé et que c’est son frère, Jean-Michel, qui aurait pris cette identité après avoir transitionné.

Condamnée pour diffamation en première instance en septembre 2024 à payer plusieurs milliers d’euros de dommages et intérêts à Brigitte Macron et 5 000 euros à Jean-Michel Trogneux, elle a été relaxée en appel le 10 juillet dernier. Brigitte Macron et son frère se sont pourvus en cassation contre cette décision.

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