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L’année finit mal pour les salariés de la branche médias (Marianne, Elle, Franc-Tireur, Louie Media) du groupe de Daniel Kretinsky, CMI France, qui compte 700 employés. La présidente, Valérie Salomon, a annoncé mercredi 10 décembre la suppression de 87 postes, et de 45 postes à la régie publicitaire de CMI médias.
La dirigeante a précisé que les départs volontaires seront privilégiés et que les négociations avec les syndicats commenceraient la semaine prochaine. Les « fonctions support » (informatique, marketing, DRH, comptabilité…) sont visées, davantage que les journalistes, selon les informations du site d’information la Lettre. Le magazine Elle, qui fête ses 80 ans cette année, serait susceptible de voir une amputation de sa rédaction.
CMI France argue de la baisse de la diffusion de ses titres et de l’érosion continue de la publicité sur Internet pour justifier ses coupes claires dans le personnel. Il a aussi dû faire face au lancement de sa chaîne T18, lancée en juin dernier sur la TNT après la disparition de C8 et NRJ 12. Les investissements de 12,5 millions d’euros ont visiblement grevé le chiffre d’affaires de façon conséquente. Sans que pour le moment le public soit vraiment au rendez-vous de cette nouvelle chaîne.
Une stratégie discutable
Le groupe a également décidé de se concentrer sur la presse d’information générale et de se libérer de ses titres de presse people ou centrée sur les programmes télévisés : Ici Paris et France Dimanche ont ainsi été cédés, il y a quelques semaines, au groupe Prisma, que chapeaute désormais Vincent Bolloré. Le personnel existant n’a pas été repris par la galaxie Bolloré, habitué à remanier intégralement à sa botte les titres qu’il acquiert.
Télé 7 jours pour sa part a été refourgué à Bauer Media France, qui lui non plus n’a pas l’intention de reprendre les services support. Ce sont déjà, avant le plan décidé la semaine prochaine, près de 60 emplois qui ont donc été sacrifiés.
La stratégie est discutable : en revendant ses journaux les plus rentables, Ici Paris, France Dimanche et Télé 7 jours, Daniel Kretinsky se prive de 70 millions d’euros de chiffre d’affaires sur un total de 175 millions d’euros. En interne, les décisions du milliardaire tchèque sont aussi très critiquées.
En septembre dernier, il avait été visé par une motion de défiance votée par 63 % des salariés. L’intersyndicale CFDT, SNJ-CGT et SNJ et les salariés constataient « avec une vive inquiétude et une profonde insatisfaction la gestion actuelle de l’entreprise par la direction générale ».
Ils y dénonçaient déjà une « absence de stratégie claire et payante », la cession en cours des trois titres de la presse dite populaire et de « toutes leurs déclinaisons papier et web », ainsi que « l’absence totale d’anticipation des chantiers en cours, qui plonge l’entreprise et ses salariés dans une situation d’incertitude permanente ». La colère était montée d’un cran à l’annonce d’un déménagement du groupe, prévu cette mi-décembre… mais qui oblige les salariés à télétravailler, faute de locaux, depuis le mois d’octobre. Le télétravail, un instrument bien pratique décidément pour licencier en toute liberté.
Aux côtés de celles et ceux qui luttent !
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