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Faut-il croire Sébastien Lecornu quand il promet une « rupture » sur la forme comme sur le fond avec son prédécesseur François Bayrou ? Ou est-ce un « leurre », comme le croit le chef de file des députés communistes, Stéphane Peu ? La journée du mercredi 17 septembre devait avoir valeur de clarification pour la gauche et dessiner les très probables futures motions de censure qu’elle portera contre un Premier ministre resté jusqu’ici peu loquace et volontairement dans le flou.
La veille du mouvement social du 18 septembre, les chefs de parti et présidents des groupes parlementaires socialiste, écologiste et communiste ont donc été reçus (séparément) dans le cadre des négociations sur le futur budget Lecornu. Les insoumis ont décliné l’invitation : « Nous n’avons rien à négocier avec les macronistes », a coupé net la cheffe des députés LFI, Mathilde Panot.
Reçus les premiers, dans la matinée, les socialistes, que certains macronistes espèrent encore décrocher du reste de la gauche, ont assuré ne pas vouloir « négocier » non plus mais simplement poser leurs exigences : « Taxe Zucman, hausse des salaires nets, suspension de la réforme des retraites, relance écologique. »
À la sortie, le PS semblait sans illusion sur la capacité de Sébastien Lecornu à entendre leurs revendications : « S’il est là pour refaire du François Bayrou, nous le censurerons dès la déclaration de politique générale », a prévenu le Premier secrétaire, Olivier Faure.
Après deux heures d’entrevue, les écologistes aussi sont ressortis en affirmant « attendre des réponses fermes à leurs inquiétudes en matière d’environnement, de justice fiscale et sociale, ce que nous n’avons pas eu aujourd’hui », comme l’explique Marine Tondelier. La patronne des Verts avait prévenu en amont « avoir passé l’âge de croire au père Noël », manière de dire que cette réunion n’avait à ses yeux qu’une valeur protocolaire.
Même constat côté communistes. Devant le Premier ministre, le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, en a profité pour présenter à nouveau son « pacte pour la France » à 500 milliards d’euros d’investissement sur cinq ans.
Sébastien Lecornu a également reçu, à 16 heures, le Rassemblement national. Peu enclin à lâcher quoi que ce soit à la gauche, même la microconcession de la taxe Zucman, le Premier ministre se condamnerait, comme ses prédécesseurs, à mettre son destin entre les mains retorses de l’extrême droite.
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