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L’Assemblée nationale a rejeté ce vendredi les propositions de la gauche visant à instaurer une taxe sur les hauts patrimoines. Mais le PS laisse encore une chance au Premier ministre.
Les députés ont rejeté vendredi, dans le cadre des débats sur le budget 2026, les propositions visant à instaurer une “taxe Zucman” sur les hauts patrimoines en France, inspirés par l’économiste Gabriel Zucman, qui prône un impôt plancher de 2 % sur les patrimoines de plus de 100 millions d’euros. Le Parti socialiste défendait une version édulcorée, visant les patrimoines à partir de 10 M€ à un taux de 3 %, hors start-up et entreprises familiales, mais cette taxe “lumière“ a également été rejetée par l’Assemblée nationale.
Alors que le PS exige d’obtenir gain de cause sur certaines de ses propositions pour ne pas censurer le gouvernement après avoir permis sa survie le 16 octobre en échange d’une promesse de suspension de la réforme des retraites de 2023, Boris Vallaud, patron des députés socialistes, a averti Sébastien Lecornu : “Vous faites par votre intransigeance, je le crains, le mauvais chemin. Je vous le dis, il n’y a pas depuis que nous sommes dans cet hémicycle le moindre compromis.“
“Il n’y a pas d’impôt miracle”
Le chef du gouvernement a réfuté tout “coup de force démocratique“. “On ne peut pas […] lorsque l’Assemblée nationale s’est exprimée souverainement dire (qu’) il y a un coup de force démocratique parce qu’on n’a pas eu ce qu’on voulait“a déclaré Sébastien Lecornu. Lui s’est dit “en profond désaccord“ sur la taxe Zucman.“Il n’y a pas d’impôt miracle, il n’existe aucun impôt à fort rendement qui soit conforme à la Constitution“, a-t-il défendu. Le Premier ministre a néanmoins effectué des gestes en direction du PS sur d’autres projets budgétaires vivement contestés par la gauche, notamment le gel des pensions de retraite et des minima sociaux.
Mathilde Panot, cheffe de file des députés La France insoumise (LFI), a jugé qu’“il n’y a absolument rien à négocier“ avec le gouvernement, ni le président de la République Emmanuel Macron. “La seule solution qu’il reste face à ce pouvoir, c’est la censure de monsieur Lecornu et le départ d’Emmanuel Macron“a-t-elle insisté.
À droite en revanche, on s’est dit “très content (d’avoir) fait le travail“ selon les termes de Laurent Wauquiez. “On est là pour protéger les Français contre un budget socialiste d’augmentation d’impôts“.
“Changer de méthode”
Pour répondre aux accusations de manque de compromis, le Premier ministre a appelé à “changer de méthode“. Il a annoncé dans l’hémicycle qu’il va demander à plusieurs de ses ministres “de bien vouloir réunir l’ensemble des personnes que chaque président de groupe va désigner pour essayer de se mettre d’accord sur les grands principes de l’atterrissage d’un texte pour la sécurité sociale et pour le projet de loi de finances“. Un travail qu’il entend mener “loin des caméras“.
“Les Insoumis ne participeront pas à cette comédie“a aussitôt rétorqué Mathilde Panot, qui voit dans cette proposition, l’objectif de “contourner le Parlement pour continuer des compromissions dans des réunions secrètes“. Les socialistes, eux, tendaient encore la main malgré tout. “Nous sommes toujours ouverts à la discussion”, a assuré Boris Vallaud. Mais au moment où, en commission les députés approuvaient la suspension de la réforme des retraites – il a tout de même demandé un geste fort, notamment “le rétablissement de l’ISF”. En vain pour l’heure. Le compromis reste toujours compromis.
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