Brésil : avant le verdict de la Cour suprême, les partisans de Jair Bolsonaro, poursuivi pour tentative de coup d’État, font monter la pression

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Avant le verdict du procès historique à l’encontre de Jair Bolsonaro et de ses sept coaccusées d’ici au 12 septembre, l’extrême droite a voulu mettre en scène une démonstration de force dans les principales villes du Brésil. Des dizaines de milliers de partisans de l’ex-président (2019-2022) ont manifesté dimanche 7 septembre.

L’homme politique d’extrême droite est accusé d’être le chef d’une « organisation criminelle » ayant conspiré pour assurer son « maintien autoritaire au pouvoir » malgré sa défaite aux élections de 2022 face à son rival de gauche Luiz Inacio Lula da Silva. Dans le détail, il est mis en cause pour cinq crimes, dont les plus importants sont tentative de coup d’État et d’abolition violente de l’État de droit démocratique, ainsi qu’organisation criminelle armée. Jair Bolsonaro encourt jusqu’à quarante-trois ans de réclusion et il est assigné à résidence depuis le mois d’août.

Des milliers des sympathisants de Bolsonaro avaient saccagé des lieux de pouvoir en 2023

À São Paulo et Rio de Janeiro, les manifestations ont chacune attiré environ 42 000 participants, selon les estimations du Political Debate Monitor de l’Université de São Paulo. La manifestation principale s’est déroulée sur la célèbre avenue Paulista de São Paulo. Le pasteur évangélique ultraconservateur Silas Malafaia, organisateur de l’événement, et l’épouse de l’ancien président, Michelle Bolsonaro, étaient présents parmi plusieurs figures de la droite brésilienne. Vêtus des couleurs verte et jaune du drapeau brésilien, les partisans de Jair Bolsonaro se sont rassemblés avec des pancartes contre le président Luiz Inacio Lula da Silva et les juges de la Cour suprême.

Des banderoles adressées aux dirigeants de la Chambre des députés et du Sénat demandaient également à ce qu’ils activent le vote de l’amnistie. Ses partisans, qui considèrent l’ancien chef d’État pratiquement condamné, tentent de faire pression sur le Parlement pour faire voter un projet de loi visant à amnistier des centaines de personnes condamnées pour avoir pris d’assaut, le 8 janvier 2023, les trois principales institutions démocratiques du Brésil : le Congrès, le Tribunal suprême fédéral et le Palais présidentiel de la place des Trois-Pouvoir à Brasilia.

Ce jour-là, des milliers de sympathisants de Jair Bolsonaro avaient saccagé ces lieux de pouvoir, réclamant une intervention militaire pour déloger le président Lula une semaine après son investiture. Jair Bolsonaro se trouvait alors aux États-Unis, mais il est accusé d’avoir incité les personnes ayant pris part à cette attaque. Inéligible jusqu’en 2030, l’ancien dirigeant de 70 ans, clame son innocence et crie à la « persécution » politique.

« Si le vote a lieu au Parlement, l’amnistie est un risque (…) car l’extrême droite est encore très forte »

De son côté, Lula, 79 ans, qui envisage de se représenter aux élections de 2026, a mis en garde cette semaine contre les risques d’amnistie si la question était portée devant le Congrès. « Si le vote a lieu au Parlement, l’amnistie est un risque (…) car l’extrême droite est encore très forte », a-t-il affirmé récemment lors d’une rencontre avec des militants à Belo Horizonte (sud-est). « Cette bataille doit aussi être menée par le peuple », a ajouté l’ancien syndicaliste, figure historique de la gauche brésilienne.

Le 14 juillet 2025, le quotidien O Globo divulguait un rapport de 500 pages publié par le bureau de Paulo Gonet, procureur général de la République du Brésil, et remis à la Cour suprême fédérale. Dans le document, les conclusions du procureur étaient formelles : Jair Bolsonaro « a agi systématiquement, tout au long de son mandat et après sa défaite électorale, pour inciter l’insurrection et déstabiliser l’État de droit », écrit Paulo Gonet.

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