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Un peu plus d’un mois seulement après une grève mi-mai, menée par des agents du collège de Montsinéry, en Guyane, et après le blocage de celui-ci par des parents d’élèves, le principal de cet établissement devrait être relevé de ses fonctions à l’issue d’une enquête administrative lancée par la collectivité territoriale et le rectorat, avance le quotidien France-Guyane. Au terme d’une trentaine d’auditions, l’enquête a pointé « des dysfonctionnements au sein de l’établissement », et devrait sanctionner en tout quatre agents. Contacté, le chef d’établissement nous précise qu’à ce jour « aucune sanction ou aucune procédure disciplinaire à mon encontre ne m’a été notifiée (…) contrairement à ce qu’écrit France-Guyane, je n’ai pas été relevé de mes fonctions ».
Le syndicat SE-UNSA local avait de son côté dénoncé des « pratiques managériales délétères de la part du chef d’établissement » et un « climat professionnel devenu toxique et anxiogène depuis la rentrée ». Dans un communiqué, le rectorat et la collectivité territoriale de Guyane précisent toutefois qu’ « à ce stade, aucun élément collecté par l’enquête n’oriente vers des faits pénalement répréhensibles ».
Une précédente alerte venue de Seine-Saint-Denis
Ce n’est pas la première fois que ce principal, qui a effectué une partie de sa carrière en Polynésie ou dans un lycée français à l’étranger, est visé. Dans un long courrier que s’est procuré l’Humanité, les représentants du personnel d’un établissement de Seine-Saint-Denis où il a exercé de 2021 à 2024 alertaient, le 16 mai 2025, à la suite du déclenchement de l’enquête en Guyane, sur « ses relations particulières avec les élèves et les rapports hiérarchiques violents avec ses collègues » à l’époque. À quatre reprises, soulignent-ils, entre mars et mai 2024, ils avaient signalé ces dysfonctionnements à l’académie de Créteil sur ces deux aspects.
En Guyane, le 12 mai dernier, un bref blocus de l’établissement avait été organisé avec l’association Trop Violans pour dénoncer une « attitude managériale qui frôle le harcèlement », et qui évoquait également « une proximité avec certains jeunes ». Le principal de collège s’insurge contre ces accusations, et précise « il m’a été prescrit un arrêt de travail en raison d’un état résultant des différentes calomnies et insultes à mon égard liées à cette affaire et pour lesquelles des dépôts de plainte sont en cours ». Selon nos informations, en juin 2024, alors que le chef d’établissement exerçait encore en métropole, la « Formation spécialisée académique », l’équivalent du CSE dans l’Éducation nationale, s’était autosaisie et avait rédigé un rapport, dont la teneur n’a pas été communiquée aux personnels.
Dans leur courrier, les personnels du collège de Seine-Saint-Denis évoquent des comportements déplacés du chef d’établissement, comme « l’application de pommade sur plusieurs élèves sans recours à l’infirmière, de dons d’argent », et la présence de ce que les élèves nommaient « l’épicerie », une armoire dans son bureau où ils pouvaient se servir en confiseries et gâteaux. Ces personnels regrettent qu’à l’époque « les violences » subies « aient été minimisées » par le rectorat, et leurs alertes ignorées.
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