Après l’affaire libyenne, Nicolas Sarkozy est (très) loin d’en avoir fini avec la justice

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Si l’ancien président continue en coulisses de recevoir nombre d’hommes et de femmes politiques, jouant les Pygmalion aussi bien à droite qu’en Macronie, c’est l’affaire Bygmalion qui va occuper son agenda dès le mois prochain.

Le 8 octobre sera examiné son pourvoi en cassation dans cette affaire de financement illégal de sa campagne de 2012, où il a été condamné en appel le 14 février 2024 à un an d’emprisonnement, dont six mois ferme. En cause, les dépenses excessives de cette campagne présidentielle perdue. Une peine inférieure à celle d’un an ferme, prononcée en première instance, en septembre 2021.

L’affaire des écoutes lui a déjà valu plus de trois mois sous bracelet électronique

Le mois suivant, le 4 novembre 2025 est prévu le délibéré du procès en appel dans l’affaire dite des sondages de l’Élysée, facturés sans appel d’offres entre 2007 et 2012. En janvier 2022, quatre ex-membres du premier cercle de Nicolas Sarkozy avaient été condamnés en première instance.

L’ancien secrétaire général de la présidence et ex-ministre Claude Guéant avait ainsi été condamné à un an d’emprisonnement dont huit mois ferme. Dans cette affaire, l’ex chef de l’État, couvert par l’immunité présidentielle, qui prévaut pour les actes accomplis en cette qualité, n’a jamais été mis en cause. Il a néanmoins été convoqué comme témoin.

Autre revers judiciaire pour Nicolas Sarkozy, la Cour de cassation a rejeté fin 2024 son pourvoi dans l’affaire des écoutes, rendant définitive sa condamnation à un an de prison ferme pour corruption et trafic d’influence, une sanction inédite pour un ancien chef de l’État. Cette peine a été effectuée sous bracelet électronique, un dispositif qu’il a dû porter du 7 février au 14 mai dernier, avant sa libération conditionnelle. Il a aussi été condamné à trois ans d’inéligibilité et s’est vu retirer sa légion d’honneur.

L’ex-président a été reconnu coupable d’avoir tenté, avec son avocat Thierry Herzog, d’obtenir d’un haut magistrat, Gilbert Azibert, des informations couvertes par le secret, voire une influence, sur un pourvoi en cassation formé dans l’affaire Bettencourt. En échange : la promesse d’un soutien pour un poste à Monaco. L’ancien chef de l’État a saisi la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) qui doit examiner son recours.

Autre affaire en lien avec celle qui lui a valu une condamnation ce jeudi 25 septembre, celle qui concerne les mystérieuses conditions de la rétractation des accusations du sulfureux intermédiaire franco-libanais Ziad Takieddine, décédé le 23 septembre dernier, sur le financement libyen.

L’ex-président a été mis en examen, en octobre 2023, sur de possibles manœuvres frauduleuses pour écarter ces soupçons de financement libyen. L’opération, appelée « Sauver Sarkozy » par l’un des autres mis en cause, implique une douzaine de personnes à des degrés divers, dont Carla Bruni-Sarkozy et la reine de la presse people, Mimi Marchand. Les investigations sont closes depuis début février.

Conseil en Russie, attribution de la Coupe du monde au Qatar…

D’autres enquêtes concernent non le président, mais ses activités lucratives après avoir quitté l’Élysée en 2012. Ses activités de conseil en Russie font ainsi l’objet d’une enquête préliminaire du parquet national financier (PNF) sur un possible trafic d’influence. Selon Mediapart, cette enquête a été ouverte à l’été 2020. Elle vise à déterminer si Nicolas Sarkozy « se serait adonné à des activités de lobbying potentiellement délictuelles » pour le compte d’oligarques russes.

La justice enquête aussi depuis 2016 sur l’attribution controversée du Mondial-2022 au Qatar. Au cœur des soupçons figure un déjeuner en 2010 de Nicolas Sarkozy, alors président de la République, avec deux hauts dirigeants qataris et Michel Platini, à l’époque patron de l’UEFA.

Dans plusieurs dossiers, Nicolas Sarkozy a bénéficié d’un non-lieu : celui sur des voyages en jet privé, qui avaient fait naître des soupçons d’abus de biens sociaux car ils étaient payés par la société de l’un de ses proches, ou encore celui sur le règlement par l’UMP de pénalités dues aux irrégularités financières de sa campagne de 2012, surnommé le « Sarkothon ».

La justice a également abandonné ses poursuites dans l’affaire des dons octroyés à l’UMP par la richissime héritière du groupe L’Oréal Liliane Bettencourt (décédée en 2017). Nicolas Sarkozy avait été brièvement mis en examen en 2013 pour abus de faiblesse.

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