À 21h16, Paris plonge dans l’enfer : 13 novembre 2015, récit d’une nuit de cauchemar

[ad_1]

Un vendredi comme un autre. Il est 21 heures. À Saint-Denis, la pelouse du Stade de France tremble sous les chants. 80 000 spectateurs s’apprêtent à vibrer devant France-Allemagne. Dans l’enceinte, « la Marseillaise » vient de retentir. Dehors, Salah Abdeslam, un Français de 26 ans vivant en Belgique, dépose ses trois passagers.

Deux Irakiens, drapeau de l’Allemagne sur les épaules, sortent accompagnés de Bilal Hadfi, jeune Français de 20 ans. Quelques minutes plus tôt, des dizaines de milliers de personnes peuplaient l’esplanade. Un accident sur l’autoroute les a retardés. À quelques pas de là, Manuel Dias, chauffeur d’autocar de 63 ans, réfugié en France après avoir fui la dictature de Salazar, est au téléphone avec sa femme. Comme à son habitude, il prend un café au restaurant Events et suit le match télévisé à travers les vitres.

21h16 : une explosion sourde au stade de France

À 21 h 16, les spectateurs entendent une explosion sourde. On croit à une bombe agricole, un pétard de supporter. Sur l’esplanade, Manuel Dias gît au sol. Un boulon lui a perforé le poumon. Il est mort sur le coup. Première victime de cette soirée de cauchemar. À côté de lui, des morceaux du corps d’Ammar Al Sabaawi, l’un des deux Irakiens qui s’est fait exploser.

Quatre minutes plus tard, sur la pelouse, Patrice Évra, capitaine des Bleus, marque un temps d’arrêt. Une seconde détonation fait trembler le stade. Dans les tribunes, l’agent de sécurité prévient discrètement François Hollande. Le chef de l’État appelle aussitôt son ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, et lui demande de le rejoindre. Il redoute la présence d’un terroriste dans le stade. Le président pense que l’épicentre du drame est ici. Il se trompe. Le pire commence dans Paris.

21 h 24, rue Alibert, dans le 10ᵉ arrondissement. Les terrasses du Petit Cambodge et du Carillon bruissent de rigolades. La douceur de ce mois de novembre retient les gens dehors. Amine, Charlotte, Émilien, Maya et Medhi discutent autour d’une table, comme tous les vendredis. Personne ne remarque la…

[ad_2]

Source link

Par