“La rencontre est un élément constitutif de la foi chrétienne.” Un appel à l’ouverture vers l’autre pour le culte de la cité à Nîmes

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La kermesse de l’Église protestante de Nîmes se terminait ce dimanche par le traditionnel culte de la cité au temple de l’Oratoire, un moment très politique.

Depuis une quarantaine d’années, le culte de la cité de l’Église protestante dépasse largement le cadre religieux. En ce premier dimanche de l’avent, le temple de l’Oratoire accueillait cette cérémonie lors de laquelle la communauté reformée s’adresse à la ville. De droite, de gauche, en fonction ou en retrait, candidats ou pas, protestants ou non, le ban et l’arrière-ban du milieu politique sont chaque fois présents aux côtés de représentants des autres cultes. En cette année électorale, plus que jamais.

Sophie Santoni et Franck Massler, nouveaux pasteurs

Avant le culte célébré par Sophie Santoni et Franck Massler, pasteurs nouvellement arrivés à Nîmes, la cérémonie était d’abord de l’occasion de rappeler les 120 ans de l’adoption de la loi de séparation de l’Église et de l’État. “Actuellement dans certains pays, on parle d’un réveil religieux et de son retour fracassant dans la sphère publique. Ce n’est évidemment pas notre combat”, rappelle Alain Clavel, président du conseil presbytéral, en citant le premier article de la loi de 1905.

“Nos aïeux protestants qui étaient chrétiens, républicains et laïcs ont beaucoup œuvré dans la rédaction de cette loi et nous leur en sommes très reconnaissants”, poursuit-il, en si fixant comme objectif de “donner du sens et de la dignité à nos valeurs républicaines”. Il a ensuite rappelé les projets en cours de l’église, l’accueil des migrants, la création d’une université populaire et religieuse et la rénovation du petit temple destiné à devenir un lieu de cultuel et culturel, un lieu de rencontre.

Et c’est justement ce thème de la rencontre qui était au cœur du sermon des pasteurs Sophie Santoni et Franck Massler, autour du chapitre XXIV de l’Évangile selon saint Matthieu. Ce texte est selon eux “un appel à se réjouir, un appel à se rassembler”. Dans une joute érudite, les deux pasteurs font une exégèse de ce texte très actuelle, y voyant “une invitation à la rencontre” qui est un “élément constitutif de la foi chrétienne”. Et pour que la rencontre ait lieu, “il faut toujours être deux”, ce qui suppose “d’être à l’écoute de cette étincelle en nous”.

“La rencontre demande de la force, de l’envie, du courage”

“Comment garder l’envie de la rencontre et spécialement avec ceux que nous ne désirons pas rencontrer ?, s’interrogent-ils. Celui qui vit par la foi est cette personne qui ne peut pas s’empêcher de penser que ça vaut le coup. C’est aussi cela le pari de la foi, le pari de la parole avec l’autre, de l’écoute de l’autre. La rencontre demande de la force, de l’envie, du courage, la rencontre demande aussi de la confiance.”

Pour ne pas passer à côté des rencontres qui font la richesse de l’humanité, il faut donc rester attentif et ouvert. “La vie est faite de beaucoup de rencontres. Si on a raté l’une, on peut se préparer à ne pas rater l’autre, demain ou même aujourd’hui. La vie, c’est maintenant, donc il faut rester en éveil”.

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