Le prix que les femmes afghanes paient pour un simple mot — Enjeux mondiaux

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À Faizabad, capitale de la province du Badakhshan, les femmes se déplacent prudemment dans les espaces publics sous la surveillance des talibans « Promotion de la vertu et prévention du vice », dont les patrouilles ont ravivé un climat de peur et de contrôle. Crédit : Apprendre ensemble - La police religieuse talibane a arrêté une jeune femme à Faizabad, dans la province du Badakhshan, pour avoir brièvement salué son cousin. Son cas révèle la peur et la répression que subissent les femmes afghanes sous le contrôle strict du groupe.
À Faizabad, capitale de la province du Badakhshan, les femmes se déplacent prudemment dans les espaces publics sous la surveillance des talibans « Promotion de la vertu et prévention du vice », dont les patrouilles ont ravivé un climat de peur et de contrôle. Crédit : Apprendre ensemble.

par source externe (Faizabad, Afghanistan)jeudi 06 novembre 2025Inter Press Service

FAIZABAD, Afghanistan, 6 novembre (IPS) – La promotion de la vertu et la prévention du vice est le nom donné par les talibans à leur police religieuse, chargée d’imposer un régime islamiste strict au peuple afghan. Mais pour les femmes afghanes, ce nom n’évoque que la peur et la terreur, car elles subissent les conséquences les plus dures de ses actes.

Les femmes et les filles savent trop bien que s’aventurer dans les rues d’introduction risque d’être arrêtée artificiellement, humiliée et même torturée. La simple mention de la police religieuse les fait trembler et, craignant pour leur vie, tentent de se cacher partout où ils le peuvent.

L’histoire de Fahima dans la ville de Faizabad, capitale de la province du Badakhshan, montre avec quelle facilité les femmes peuvent devenir victimes de cette brutalité.

Fahima se rendait chez sa tante pour saluer l’Aïd et prendre de ses nouvelles. En chemin, elle a croisé le jeune fils de sa tante, qu’elle a salué avec désinvolture et, par courtoisie envers un parent connu, s’est arrêtée pour une brève conversation. Ils avaient à peine échangé quelques mots qu’un véhicule blanc appartenant à la Promotion de la Vertu et Prévention du Vice, s’est arrêté à leurs côtés. À l’intérieur se trouvaient des hommes armés aux expressions féroces.

Ils ont sauté du véhicule en criant des insultes et des menaces et ont exigé de connaître les relations de Fahima avec le jeune homme. Elle leur a dit qu’il était son cousin. Néanmoins, les talibans armés les ont arrêtés tous les deux et les ont forcés à monter dans le véhicule avant de s’enfuir à toute vitesse.

J’étais là et j’ai vu cela se produire. Plus tard, j’ai localisé la famille de Fahima après l’incident et je lui ai demandé ce qui lui était arrivé. Le Badakhshan est une petite province et les gens parlent de beaucoup de choses qui dérangent facilement l’esprit.

Fahima a été détenue de midi à onze heures du soir. Son père s’est rendu au commissariat et a réussi à convaincre les talibans de la véritable relation entre les cousins, et elle a finalement été libérée.

Cette épreuve a laissé Fahima profondément traumatisée. Elle a du mal à dormir, se réveille tremblante de peur et refuse de quitter la maison sous aucun prétexte, pas même pour consulter un médecin.

Le cas de Fahima est loin d’être unique. Pendant l’Aïd, des dizaines de filles et de femmes du Badakhshan ont été menacées, insultées et battues par des talibans armés qui patrouillaient sur les routes. De tels incidents constituent une sombre routine pour les femmes afghanes, que ce soit à l’occasion de l’Aïd ou un jour ordinaire.

En Afghanistan, les femmes n’ont pas le droit d’aller dans les lieux de divertissement, les femmes n’ont pas le droit d’aller dans les parcs, les femmes n’ont pas le droit d’aller faire du shopping seules et elles doivent être accompagnées d’un membre masculin de leur famille. Les femmes n’ont pas le droit d’étudier ni de recevoir une éducation, et elles n’ont même pas le droit de consulter un médecin de sexe masculin pour se faire soigner.

Depuis que les talibans ont repris le pouvoir en août 2021, ils ont publié au moins 118 décrets imposant des restrictions aux femmes, dictant leur tenue vestimentaire, leur interdisant l’emploi, l’éducation dans des domaines spécialisés et techniques, et même leur présence dans les médias.

Les pressions et les restrictions croissantes ont conduit de nombreuses femmes afghanes à souffrir de diverses maladies mentales, notamment la dépression, l’anxiété et des problèmes psychologiques. De plus, le désespoir, la pauvreté et le chômage chez les femmes ont contribué à une augmentation disproportionnée du taux de suicide par rapport aux périodes précédentes.

Les talibans n’admettent pas que cela découle de leurs attaques brutales contre les femmes, et il n’existe aucune statistique officielle disponible. Mais lorsque les gens se réunissent lors de mariages ou de funérailles, ces questions reviennent très souvent dans les discussions. Il y a toujours quelqu’un qui connaît quelqu’un d’autre, qui a soit fait une dépression nerveuse, soit dont le comportement a changé de manière inquiétante, soit a été victime de violence.

Ces pressions ont eu de graves répercussions sur le moral des femmes, dont beaucoup vivent dans des conditions difficiles à la maison. Dans ces circonstances, toute tentative des femmes de protester contre ces restrictions se heurte toujours à de graves menaces d’emprisonnement, d’agression sexuelle en prison et, dans des cas extrêmes, elles peuvent perdre la vie pour avoir manifesté. Les femmes afghanes ont même perdu la capacité de s’exprimer ou de revendiquer leurs droits.

© Inter Press Service (20251106181649) — Tous droits réservés. Source originale : Inter Press Service

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