Le 6 novembre, nous battrons le pavé – La chronique de Maryse Dumas – 25 octobre 2025

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Le 6 novembre, nous battrons à nouveau le pavé pour nos revendications. C’est le chemin le plus sûr pour nous faire entendre et sortir du brouillard dans lequel nous enferme l’entêtement d’Emmanuel Macron. Certes, pour la première fois, l’un de ses nombreux premiers ministres a dû clairement s’engager à suspendre l’application de la réforme des retraites. C’est à la fois énorme et très limité. Énorme parce que depuis plusieurs années c’est le cœur du blocage démocratique du pays. Limité parce que l’annonce peut n’être qu’un nouveau moyen de faire avaler les couleuvres d’un budget de superaustérité, voire d’une nouvelle réforme encore pire que celle-ci.

Tout va dépendre, une fois encore, des rapports de force que nous serons ou non capables d’organiser, et donc de la façon d’apprécier l’étape où nous en sommes. Le très court terme devient une méthode de gouvernement. Le doute est donc permis sur les engagements que prend le premier ministre.

Mais le seul fait qu’il ait dû, enfin, prononcer ces mots quasi tabous, après que sa prédécesseure, Élisabeth Borne, madame 49.3, en a elle-même fait la proposition, est une bouffée d’oxygène pour toutes celles et ceux qui se battent depuis des mois. Les soutiens de la réforme sont courroucés. Le mur qu’ils ont dressé devant nous commence enfin à se fissurer. Il nous revient de mettre un pied dans ce qui vient à peine de s’entrouvrir et d’essayer de nous y engouffrer pour parvenir à faire tomber le mur tout entier.

L’appréciation des résultats d’une lutte est un débat toujours recommencé dans l’histoire de la CGT. S’en féliciter trop tôt et au-delà de ce que ressentent les salarié·es fait courir le risque de ne pas aller au bout des potentialités. D’un autre côté, ne pas valoriser les résultats d’une lutte, même provisoires, même incertains, fait courir le risque de décourager celles et ceux qui la mènent : à quoi bon participer à des luttes si elles ne servent à rien ?

En règle générale, gouvernements et patronat ont tout intérêt à masquer que les bougés qu’ils opèrent résultent de la lutte, car ils savent que ce serait un élément favorable à son élargissement. D’autres réflexions viennent aussi de l’intérieur du mouvement lui-même : se féliciter de premières évolutions, n’est-ce pas donner quitus au gouvernement, se bercer d’illusions, voire renoncer à mener la lutte de classes jusqu’au bout ? Ces hésitations ont, plus d’une fois, eu pour conséquence de permettre à des organisations syndicales qui ne s’étaient pas illustrées par leur grande présence dans les actions de récolter, avec la complicité des décideurs patronaux ou gouvernementaux, les fruits du rapport de force créé par d’autres, en particulier par le fort investissement de la CGT.

Ce sont des problématiques de cet ordre qui se posent encore aujourd’hui. Si le gouvernement manifeste un bougé, c’est aux luttes, au rapport de force créé qu’il faut l’attribuer. Savoir le considérer est le meilleur moyen, d’une part, d’obliger à l’application des engagements pris et, d’autre part, de donner un nouveau carburant aux luttes pour élargir la brèche jusqu’à l’abrogation totale de la réforme des 64 ans. C’est aussi le moyen de porter le fer dans la plaie quant au projet de budget en cours de débat afin d’obtenir que chacune de ses dispositions antisociales soit revue. Autant de raisons de nous retrouver nombreuses et nombreux le 6 novembre.

Aux côtés de celles et ceux qui luttent !

L’urgence sociale, c’est chaque jour la priorité de l’Humanité.

En exposant la violence patronale. 

En montrant ce que vivent celles et ceux qui travaillent et ceux qui aspirent à le faire. 

En donnant des clés de compréhension et des outils aux salarié.es pour se défendre contre les politiques ultralibérales qui dégradent leur qualité de vie.

Vous connaissez d’autres médias qui font ça ?  Je veux en savoir plus !

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