Contre l’arrivée du monstre de la fast-fashion Shein, les travailleuses et travailleurs du BHV appelé à la grève

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Conditions de travail désastreuses, impact environnemental délétère, pratiques de lobbying douteuses… Tandis que Shein est régulièrement mise en cause pour son modèle nocif, un magasin doit s’ouvrir au sein du grand établissement parisien BHV à partir du mois de novembre.

L’enseigne chinoise de l’ultra fashion avait annoncé, le 1er octobre dernier, l’ouverture de magasins pérennes en France. Six doivent voir le jour « progressivement » à partir de novembre, d’abord au BHV à Paris puis dans des Galeries Lafayette à Dijon, Reims, Grenoble, Angers et Limoges.

Mais les syndicats de BHV ne l’entendent pas de cette oreille. Les travailleuses et travailleurs du grand magasin sont appelés, ce vendredi 10 octobre, à se dresser contre l’arrivée de Shein dans leurs murs. Le débrayage, soit une grève de quelques heures, prévu de 15 heures à 18 heures, s’accompagnera d’un rassemblement et d’une conférence de presse, a précisé l’intersyndicale CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, SUD Solidaires.

La situation « n’a cessé de se dégrader », déplorent les syndicats

L’implantation pérenne de Shein au sixième étage de l’établissement parisien, « menace à court terme la survie du grand magasin déjà en sérieuses difficultés », s’alarment les organisations syndicales. Elles affirment que la situation « n’a cessé de se dégrader » depuis la cession, en 2023, du fonds de commerce du BHV par les Galeries Lafayette à la Société des grands magasins (SGM), foncière commerciale co-créée en 2021 par Frédéric Merlin.

« Plus de 300 emplois directs ont été supprimés, les fournisseurs ne sont plus payés et se retirent du BHV », déplore l’intersyndicale, évoquant également des « carences d’entretien ».

Outre « l’arrêt immédiat du partenariat avec Shein », les syndicats réclament l’arrêt des « suppressions d’emplois déguisées », le « paiement immédiat » des créances dues aux fournisseurs, « l’ouverture de négociations » sur « une stratégie commerciale viable » et « l’intervention des pouvoirs publics pour auditer la gestion de la SGM ».

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