« Du foncier se libère, on pourrait y produire des céréales bio » : Un plus bio sensibilise les élus aux enjeux de l’alimentation saine

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Le 1er octobre, l’association Un plus bio sensibilisera les élus du conseil départemental à l’alimentation bio, un enjeu à quelques mois des élections municipales.

Le 1er octobre prochain, Un plus bio fera travailler élus, acteurs des collectivités locales et acteurs agricoles sur les paysages alimentaires. Pourquoi ?

Dans le Gard depuis 2002, l’association Un plus bio a pour objectif de sensibiliser et de promouvoir une alimentation saine, bio, locale et juste. Une convention de partenariat avec le Conseil départemental depuis dix ans nous permet de les sensibiliser à ces enjeux avec un événement chaque année. Nous réunirons ainsi une soixantaine d’élus et leurs équipes pour parler alimentation. Et du rôle essentiel qu’ils peuvent jouer.

Des communes s’engagent déjà avec du bio à la cantine, comme Barjac qui a été précurseur ?

Oui, d’autres aussi le font dans le Gard. On peut citer Quissac ou Manduel. Nîmes est bon élève même si elle travaille avec un prestataire extérieur, elle atteint 40 % de bio dans les menus, et en plus c’est local. Mettre du bio à la cantine, c’est facile à mettre en œuvre à l’échelle d’un mandat, avec une garantie de résultats.

Une campagne municipale à l’horizon 2026, c’est toujours l’occasion d’inciter élus et candidats à se saisir de ce sujet d’une alimentation saine ?

Les municipales, c’est évidemment l’opportunité de rappeler aux élus qu’ils ont des leviers d’action pour améliorer les choses. Notre premier message, c’est qu’il faut amplifier l’engagement des collectivités sur du bio et du local, car ça ne coûte pas forcément plus cher, on a monté un observatoire qui le prouve. L’augmentation du prix dans les cantines n’est pas due au bio mais à l’inflation.

« Construire les paysages alimentaires »

Le 1er octobre, vous travaillerez ensemble sur deux thématiques, le foncier nourricier et les céréales…

Nous proposons des contenus inspirants et motivants pour aider à agir sur l’alimentation. Sur le foncier, on a souvent pointé du doigt la difficulté d’accès mais c’est plutôt le juste prix et les débouchés rémunérateurs qui bloquent. Avec le réchauffement climatique et la crise de la viticulture du foncier agricole se libère. Pour nous, c’est une opportunité pour lui garantir une destination nourricière locale et bio, avec des productions qui ne parte pas à l’exportation ou dans des filières longues.

Une plateforme pour les municipales

Alimentation bio, enjeu de campagne municipale ? Évidemment ! Dès la semaine prochaine, l’association Un plus Bio ouvrira une plateforme nationale sur son site internet afin de « donner aux élus et aux candidats des pistes pour choisir des mesures porteuses de réels changements en termes de politique alimentaire », explique Alizée Thoueille, animatrice de l’observatoire des paysages alimentaires mis en place par l’association. « Cet observatoire, auquel participent les collectivités, collecte des données à travers toute la France. À partir de ces données, nous proposons quatre pistes d’actions, le foncier nourricier, la cantine, la santé et la gouvernance, avec des solutions concrètes de mise en œuvre », précise-t-elle.

Les céréales pourraient ainsi être une piste de renouveau ?

Il y avait beaucoup de céréales dans le Gard avant que tout disparaisse. Aujourd’hui, on voit que les céréales d contiennent beaucoup de polluants, comme le cadmium. Si on veut agir sur la santé, avoir une céréale bio locale est essentiel. Comme du foncier se libère, on milite pour l’installation d’agriculteurs en céréales, des viticulteurs souhaitent se diversifier aussi.

Toutes les cantines du Gard en bio, c’est possible ?

Je suis tentée de dire oui mais c’est un choix politique et d’arbitrage. Il faudrait que de la crèche au lycée tout le monde s’y mette pour que les producteurs aient un volume de repas suffisant. Les producteurs en bio sont prêts mais ce qui manque en face c’est l’engagement des collectivités. Les verrous de la commande publique sont de bonnes raisons pour ne rien faire. Là, nous allons avoir une occasion convaincre de nouveaux élus.

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