« On n’a pas accompli ce qu’on avait prévu » : à Marsillargues, Patrice Speziale brigue un deuxième mandat pour finir le travail

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Élu en 2020, le maire sans étiquette s’est confié à Midi Libre pour annoncer sa candidature à sa propre succession, en vue des élections municipales, en mars 2026. Poussé par son équipe en coulisses, le septuagénaire compte bien faire passer la commune dans une « autre ère ».

Quelles sont les raisons qui vous ont poussé à vous représenter pour un second mandat ?

On n’a pas accompli ce qu’on avait prévu tout le long du mandat. Après concertation avec mon équipe municipale et l’ensemble de ma majorité, ils ont souhaité que je poursuive et que je fasse un second mandat. J’ai accepté, bien sûr. Quand nous avons été élus en 2020, on a mal démarré avec la crise du Covid et le déménagement de la mairie. Donc on a pris deux ans de retard sur ce qu’on avait prévu au niveau du programme. Des choses n’étaient pas achevées.

Lesquelles ?

Par exemple, on avait mis en avant de requalifier les boulevards, c’est-à-dire déplacer la départementale pour qu’elle passe au milieu, entre les platanes, afin de mettre en sécurité les restaurants, les bars, les habitants, et qu’ils aient un vrai devant de porte. On avait aussi sur le programme la fabrication des halles. À cause d’et millefeuille administratif, on a mis plus de trois ans pour avoir l’autorisation de faire le pont de Rajols. La lenteur administrative ne va pas aussi vite que ce que nous, on souhaiterait. C’est-à-dire que dès qu’on dépose des dossiers, ce n’est pas dans les 3-4 mois qu’ils aboutissent. Des fois, ça peut mettre 8 mois. Là, ça a mis 3 ans. Et donc là, c’est pareil pour la qualification des boulevards. On n’a jamais abandonné ce projet-là. D’ailleurs, on le présente en réunion publique le 26 de ce mois-ci.

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« Je me suis posé la question sur l’âge »

Donc les projets de votre premier mandat seront ceux du second si vous êtes réélu ?

On les continuera. En fait, on a d’autres projets qu’on développera au fur et à mesure. Les boulevards, c’est très important au niveau de la sécurité, et les halles, c’est quelque chose qu’on tenait à cœur pour redynamiser, pour faire rentrer Marsillargues dans une autre ère.

Quels autres travaux souhaitez-vous entreprendre ? Plus de commerces, de logements…

Plus de commerces, oui. On a fait la deuxième tranche de la ZAC de la Laune. Il y a une cinquantaine de lots qui seront faits pour les primo-accédants. C’est dans un quartier où ce ne sera que des maisons individuelles. Mais on ne veut pas aller au-delà. On est à 7 000 habitants, mais ce qu’on ne veut pas, c’est construire davantage. On a retapé les écoles, on a mis beaucoup d’argent dans les bâtiments publics qui étaient vraiment en grande difficulté. On a mis un million d’euros chaque année pour refaire les routes. Comme je disais lors de mes derniers vœux, on continuera jusqu’en mars 2026. Et ce n’est pas parce qu’il y aura des élections qu’on va faire une route. On poursuit ce qui est prévu.

Vous aurez 72 ans si vous êtes réélu. Dans certaines communes, comme à Lansargues, le maire Michel Carlier, 70 ans, ne se représentera pas pour laisser la place à quelqu’un de plus jeune. Tandis qu’à Palavas-les-Flots, Christian Jeanjean, 83 ans, briguera un septième mandat. Comment abordez-vous l’âge en politique ?

Je pense qu’il faut être sain de corps et d’esprit, comme on dit. Avoir toutes ses facultés mentales, c’est important. Alors c’est vrai, je me suis posé quand même la question sur l’âge, c’est normal. Mais c’est surtout toute mon équipe qui a dit : « Non, non, on veut que ce soit toi qui conduises la liste ». J’ai aussi senti une forte poussée de beaucoup de gens dans la population qui souhaitent que je le fasse. J’aurais pu dire non, mais c’est aussi ça qui m’a motivé, c’est de finir ce qu’on avait quand même construit depuis 2020. Le seul regret que je peux peut-être avoir, c’est la maison de santé qui, pour l’instant, ne voit pas le jour. Malheureusement, on manque de médecins. Et on a beau téléphoner, se battre à droite, à gauche pour essayer de récupérer des médecins, on n’y arrive pas. Ça ne sera pas abandonné, on va continuer à y travailler. Je pense que c’est indispensable d’avoir des médecins pour une commune de 7 000 habitants.

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