Mobilisation 18 septembre : 90% des pharmacies fermées après la baisse de la remise commerciale sur les génériques

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Des milliers d’enseignes lumineuses sont restées éteintes. Hasard du calendrier, le 18 septembre, au même moment que la journée d’action interprofessionnelle, les pharmaciens se sont également mobilisés. Leur intersyndicale revendiquait 18 000 officines fermées sur les 20 000 que compte le pays.

« Il y a eu plus de 80 rassemblements et 40 000 personnes dans l’action : des pharmaciens mais aussi des préparateurs en pharmacie, des salariés, des étudiants… C’est la première fois qu’il y a un mouvement de cette ampleur », se satisfait Philippe Besset, président de la FSPF (Fédération des syndicats pharmaceutiques de France), première organisation patronale des officines.

Depuis cet été, ces derniers sont vent debout contre la baisse à 30 % du plafonnement des remises commerciales sur les génériques qui leur sont accordées par les laboratoires (contre 40 % auparavant) imposée par le gouvernement Bayrou et entrée en vigueur au 1er septembre.

« 250 pharmacies ont fermé en 2025 »

Aux accusations de rester des privilégiés dans un secteur de la santé soumis au régime sec – alors que les salariés de leurs officines, eux, n’ont obtenu qu’un très faible + 1,8 % de hausse de salaire en 2024 – Philippe Besset rétorque que « cette perte de marge (avec la chute des remises) va profiter avant tout aux laboratoires produisant ces médicaments. Est-ce que ces remises commerciales sur les génériques sont la meilleure manière de rémunérer les pharmaciens ? Pas forcément. Mais faute d’autre modèle, ce n’est pas une raison pour nous imposer ça. »

Il rappelle que, ces dernières années, le nombre de pharmacies en faillite n’a cessé de croître. « 250 pharmacies ont fermé en 2025, 25 villages ou bourgs ont perdu la leur. À chaque fois, ce sont 5 ou 6 salariés qui perdent aussi leur travail. Nous sommes déjà en difficulté, mais cette mesure met la tête sous l’eau aux officines de proximité. »

Plan d’économies de 5,5 milliards d’euros

Alors que la colère monte un peu partout dans le milieu de la santé, avec la perspective d’un plan d’économies de 5,5 milliards d’euros, les pharmaciens attendent des réponses de la part du nouveau premier ministre Sébastien Lecornu.

« Les gouvernements successifs n’ont jamais augmenté le budget de la Sécurité sociale au niveau des besoins réels notamment liés au vieillissement de la population, ils essaient plutôt de récupérer de l’argent sur les salaires à l’hôpital, sur le prix des médicaments, sur les libéraux… Mais on est arrivé à l’os là. Nous attendons donc un moratoire sur les baisses des remises commerciales et une discussion plus large sur ce que devrait être le rôle des pharmacies dans la société et le mode de rémunération qui va avec », constate Philippe Besset.

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