Jugé « illégitime », Sébastien Lecornu sous pression : les oppositions réclament un « vote de confiance »

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Ce dimanche 14 septembre 2025, des personnalités politiques comme Manuel Bompard (LFI) ou le couple Jordan Bardella-Marine Le Pen (RN) se sont exprimés sur la nomination de Sébastien Lecornu. Un Premier ministre jugé « illégitime », à qui l’on demande de rompre avec la politique d’Emmanuel Macron, au risque sinon de tomber.

Encore un vote de confiance ? C’est ce qu’a demandé dimanche 14 septembre sur BFM le coordinateur LFI Manuel Bompard. Il juge Sébastien Lecornu « illégitime » compte tenu des résultats aux dernières élections législatives, en 2024.

Il n’est pas le seul à le penser. Le 9 septembre dernier, toutes les forces d’opposition s’étaient insurgées à la suite de sa nomination au poste de Premier ministre. Un nouveau Premier ministre Renaissance dont la vision reste dans la continuité d’Emmanuel Macron. « On ne change pas une équipe qui perd », avait commenté sur X Éric Ciotti (UDR). « Dorénavant, c’est absolument comme auparavant », estimait Jean-Luc Mélenchon.

« Censure immédiate »

Manuel Bompard « demande (ce dimanche) à Sébastien Lecornu de faire comme François Bayrou et de demander un vote de confiance à l’Assemblée ». « Toute personne qui s’inscrit dans l’opposition à la politique macroniste doit voter la censure immédiate du gouvernement de Monsieur Lecornu. » Même posture pour Jean-Luc Mélenchon lors du meeting LFI depuis la Fête de l’Humanité : si le résident de Matignon ne demande pas la confiance de l’Assemblée nationale, « nous déposerons une motion de censure », a-t-il annoncé.

La nomination de Lecornu est un déni de démocratie, une négation du vote des Français.

Nous demandons qu’il sollicite un vote de confiance comme François Bayrou. pic.twitter.com/IjlmwJwdHl

— Manuel Bompard (@mbompard) September 14, 2025

Comme Manuel Bompard, Clémence Guetté (LFI) a aussi assumé sur France info que son groupe « n’irait pas à un rendez-vous avec Sébastien Lecornu ». « Nous savons que (le budget) sera un budget austéritaire, donc nous y sommes opposés ». La vice-présidente de l’Assemblée nationale a dit donner « rendez-vous au Premier ministre au vote de confiance ».

Désapprouvé par 16 % des Français

Dimanche encore, à l’occasion du meeting de rentrée de son parti, Jordan Bardella (RN) a aussi affirmé que « si le nouveau Premier ministre ne rompait pas avec la politique d’Emmanuel Macron, alors tout naturellement il tombera ».

Ce dont nous avons besoin, c’est d’un retour à l’esprit et à la lettre de la Ve République, et donc au vu de la situation actuelle, d’un retour aux urnes.

La seule solution pour cela, à court terme, c’est de dissoudre l’Assemblée nationale. pic.twitter.com/9urt12IdsR

— Marine Le Pen (@MLP_officiel) September 14, 2025

Le duo Bardella-Le Pen va même plus loin : « La crise que traverse la France ne se résoudra pas par un simple changement de casting. Elle existe une rupture profonde. » Tous deux réclament au président de la République de dissoudre l’Assemblée nationale. Ce à quoi a répondu Jonas Haddad, porte-parole adjoint des Républicains, interrogé lui aussi sur BFM après le meeting de Marine Le Pen : « On va pas passer notre temps à faire des dissolutions », a-t-il rétorqué.

Les jours prochains risquent encore d’être cruciaux. Les Français eux-mêmes semblent le désapprouver, d’autant que d’après un sondage Ipsos BVA pour La Tribune Dimanche, 16 %, Sébastien Lecornu n’obtient que 16 % d’oppositions favorables. Le pire score face aux six autres Premier ministres sous le mandat d’Emmanuel Macron…



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