[ad_1]
Quand vous lirez ces lignes, le vote de l’Assemblée nationale aura probablement renvoyé François Bayrou dans sa mairie de Pau. Le 10 septembre sera passé du virtuel au réel, en étant appuyé par des organisations syndicales. Des organisations syndicales qui préparent activement une puissante journée de grèves et manifestations pour le 18 septembre.
Mais au moment où j’écris, rien de tout cela ne s’est encore produit. À ce stade, il n’est pas inutile de jeter un regard sur ce que nous venons ou sommes en train de vivre, tant est vif le sentiment de gâchis qui nous anime. Il y a à peine plus d’un an, le président de la République pouvait et devait nommer un ou une première ministre reflétant le vote des Françaises et Français aux élections législatives anticipées. Cette personne aurait dû être issue du Nouveau Front populaire, arrivé en tête dans une élection d’autant plus significative que la participation électorale avait été forte, comme chaque fois, d’ailleurs, où les enjeux sont clairs.
Au lieu de cela, le président de la République n’a cessé de jouer la montre et retardé sans cesse la nomination d’un premier ministre, entraînant la France dans cette situation ubuesque d’être sans gouvernement plusieurs mois et pour une grande part en « stand-by » alors qu’il y avait, et qu’il y a toujours, tant besoin d’une politique économique et sociale énergique.
Puis, quand enfin il s’est décidé, il a fait un choix contraire au résultat du suffrage universel en nommant, le 5 septembre, un premier ministre de droite, Michel Barnier, dont le premier acte fut de se tourner non vers la gauche mais vers l’extrême droite, alors même que la mobilisation citoyenne dans les urnes venait de se réaliser précisément pour barrer à celle-ci l’accès au pouvoir. Deux mois plus tard rebelote.
Si aux tout débuts François Bayrou a semblé vouloir s’appuyer sur le dialogue social, notamment en engageant un conclave « sans totem ni tabou » sur les retraites, il a vite douché les espoirs en refusant d’avance toute proposition visant la remise en cause des 64 ans. Enfin, depuis le printemps, on assiste à une véritable frénésie de mesures à la fois antisociales et autoritaires sur l’assurance-chômage, ou les franchises médicales.
Outre ses propositions budgétaires gravissimes, chacune des prises de parole de François Bayrou (et il y en a beaucoup) vise à opposer une partie de la population à l’autre : les « boomers » aux plus jeunes, les demandeurs d’emploi à ceux qui en ont un, les immigrés aux Français, les personnes en mauvaise santé aux bien portants, etc. Dans cette stratégie du tous contre tous, on remarque l’absence totale, dans les propos du premier ministre, de ce qui fonde les inégalités sociales grandissantes qui fracturent notre pays, pas plus qu’une analyse de ce qui a conduit aux difficultés budgétaires que l’on connaît ; le refus de mettre à contribution les grandes fortunes et le capital.
C’est donc sans regret que l’on voit partir ce premier ministre qui, contrairement à ses rêves, ne laissera pas une grande place dans l’histoire. Il s’agit maintenant de reprendre le flambeau pour exiger une politique novatrice et pour cela, le rôle du mouvement social est incontournable. Il lui revient d’imposer par des luttes fortes et rassembleuses que les besoins sociaux, l’urgence climatique, soient au cœur des politiques qui seront prochainement mises en œuvre. L’implication de chacune et chacun sera décisive. Alors rendez-vous dans les luttes !
Aux côtés de celles et ceux qui luttent !
L’urgence sociale, c’est chaque jour la priorité de l’Humanité.
En exposant la violence patronale.
En montrant ce que vivent celles et ceux qui travaillent et ceux qui aspirent à le faire.
En donnant des clés de compréhension et des outils aux salarié.es pour se défendre contre les politiques ultralibérales qui dégradent leur qualité de vie.
Vous connaissez d’autres médias qui font ça ? Je veux en savoir plus !
[ad_2]
Source link

