Après un quart de siècle à gauche, la mairie de Paris risque-t-elle de basculer à droite ? Dans les rangs du PS, aux manettes de l’hôtel de ville depuis 2001, l’hypothèse inquiète. « La couleur politique de la capitale est cruciale, surtout dans un pays où l’extrême droite tape à la porte du pouvoir », cadre Emmanuel Grégoire, député socialiste et ex-premier adjoint à la mairie de Paris.
Ian Brossat, sénateur et porte-parole du PCF, qui participe à la coalition de gauche à Paris, ajoute que cette dernière a un bilan à défendre : « C’est une ville socialement mixte, avec 25 % de logements sociaux, mélangée, avec un quart de la population née à l’étranger, écologique, où la place de la voiture et la pollution ont été réduites. »
Mais, depuis qu’Anne Hidalgo a annoncé ne pas briguer de troisième mandat, la majorité est entrée en zone de turbulences. Côté socialiste, Emmanuel Grégoire se dispute le totem de successeur avec le sénateur Rémi Féraud, soutenu par Anne Hidalgo et une majorité des maires d’arrondissement socialistes.